M. de Belleval dit presque dans les mêmes termes
« Le lendemain, qui étoit un dimanche, madame du Barry assista à la messe du Roi, dans la chapelle du Château, à la place qu’avoit occupée madame de Pompadour. Elle étoit superbement parée et couverte de diamants. Après la messe, elle parut au couvert de Mesdames et à celui de M. le Dauphin. On a remarqué que le Roi avoit fait ses signes de croix de la main gauche et qu’il portoit sa main droite dans sa veste, ce qui prouvoit qu’il n’est point encore entièrement remis de sa chûte. » (Souvenirs d’un chevau-léger, p. 129.)
2. Erreur. Il faut lire : fils de Antoine. Jean, nous le savons, était le frère aîné de Guillaume.
3. C’est ce qu’on n’a jamais prétendu. Il n’y avait pas alors de marquis du Barry. Les deux frères portaient le titre de comte, qui n’appartenait pas plus à l’un qu’à l’autre.
en avoit imposé; sans parler des avantages qu’il imaginoit bien devoir résulter pour lui et toute sa famille d’une semblable alliance. On étoit dans l’attente des différens cbangemens dans le ministère qu’on prétendoit toujours devoir être la suite nécessaire et indispensable de cette présentation.
Yoilà donc madame du Barry qui prend solennellement en public possession de la place vacante laissée par madame de Pompadour ; elle aura, comme elle, son prie-Dieu à la chapelle1, elle renouvelle ainsi une profanation que bientôt Horace Walpole, va flageller en termes sanglants. Le roi fait dévotement ses signes de croix de la main gauche, sous les yeux de sa maîtresse et pour clore la scène, celle-ci est admise au couvert de Mesdames 2, qui se résignent