‹ Histoire de madame du BarryChapitre 17 sur 304 · V. Ibid · texte numérisé non relu

V. Ibid

mère de la future madame du Barry, à Yaucouleurs, dans une maison de la rue du Paradis, n° 8. La propriétaire actuelle (1872) de cette maison, une dame Michelet, nous a déclaré tenir le fait de sa grand’mère. La maison est d’assez belle apparence : elle a deux étages, à l’intérieur, les appartements sont revêtus de boiseries sculptées ; les cheminées de grandes dimensions sont remarquables par leur ornementation bizarre et grandiose. Il n’y a rien qui sente une habi tation de pauvres gens : l’édifice a dû être construit et occupé par des personnes qui appartenaient à la bourgeoisie. Notre grand historien, M. Michelet, : attache, on le sait, une importance souvent excessive aux noms propres. Il dit que le nom carnavalesque de Bécu se trouve dans Rabelais ; il serait peut-être plus exactde généraliser et de reconnaître qu’il appartient à notre vieux langage. Dans les Epithètes françoises de M. de la Porte, Parrisien de 1570, Beccu est donné comme une qualification propre au Perroquet, au Pélican, etc. un autre auteur Roger de Collerye : (celui qu’on a appelé Roger-Bontemps), dit aussi en quelque endroit «de femme sur le vin le nez rouge, et beccu » c’était originairement un terme d’oisellerie, d’oiseleur, plutôt que de carnaval. Qu’y a-t-il à en conclure ? Rien sans doute, le nom était porté dès Jean, père de Fabien ; conséquemment au commen-

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