Exemples donnés par J. de la Porte
Parroquet, Babillard, Siftleux, Indien, Beccu.
Pélican — AEgyptian — Solitaire — Beccu.
Becu avait encore un autre sens : il signifiait brun ou noirâtre, de bis Coctus, comme dans la farce de ï Avocat Pathelin (V. 642). j
Les trois petits morceaux becus Les m’appelez vous Pilloueres.
(V. la savante note mise par M. Génin sur ce mot.)
cernent du dix-septième siècle, pour trouver l’époque où. il avait pu être un sobriquet et un signalement, il faudrait remonter à des temps encore plus reculés ; en 1713, il perdait toute signification.
Anne avait un don fatal dans cette famille, sa beauté amena sa chute, prélude de fautes plus graves peut-être; à trente ans il ne faut plus parler de séduction.
Il y a d’ailleurs un fait, qui en est exclusif : quatre ; ans après la naissance du premier enfant, AnneBécu, non , mariée, devenait mère une seconde fois, ainsi que l’atteste le registre paroissial de Yaucouleurs :
« Claude, fils naturel d’Anne Bécu, est né le 14 feuier (sic) 1747. — Il a été baptisé le même jour : il a eu pour parrain Claude Thierry , maître boulanger, et pour marraine Anne Civalat, femme de Claude Jacquemart, qui ont signé avec moi. — Pierrot, curé, etc.
(Registre de 1a. paroisse de Yaucouleurs, année 1747, folio 4.)
Anne Bécu avait alors trente-quatre ans. Cette récidive annonçait des habitudes persistantes d’immoralité, il est probable que, devant ce nouveau scandale, elle dut quitter Yaucouleurs ; elle se réfugia à Paris, l’asile commun de ces misères. Déjà sa sœur, la belle Hélène était depuis 1740, femme de chambre chez madame Bignon, épouse de Armand-Jérôme Bignon, bibliothécaire du roi, l’un des quarante de l’Académie française, etc., etc., demeurant dans les bâtiments de la Bibliothèque, rue Neuve- des -Petits- Champs. Anne allait y retrouver en outre la tribu des Bécu, originaires de cette ville, où ils vivaient en grand nombre : les uns artisans ou petits marchands,
selliers, vinaigriers, marchands de balais, etc., les autres domestiques1. Les deux frères d’Anne, Jean- Baptiste et Nicolas étaient en service dans de grandes maisons : Jean-Baptiste chez le duc de Gramont, Nicolas chez la duchesse d’Antin. Il y en avait même qui avaient servi madame de Pompadour. Comme leurs maîtres, ils demeuraient alternativement à Paris et à Versailles, au milieu de gens de livrée : Suisses, Cent-Suisses, palefreniers, cochers, valets de pied, valets de chien, tel était leur entourage.
Dans ce monde, de laquais et de soubrettes, de frontins et de martons, les fautes semblables à celles qu’Anne Bécu avait commises, n’étaient que peccadilles et ne tiraient pas alors à grande conséquence. A peine fut-elle sortie de Vaucouleurs qu'elle ne tarda pas à se marier et naturellement avec un domestique , un sieur Nicolas Rançon ; c’est la qualité qui lui est donnée expressément dans l’acte de célébration du mariage, qui est du 19 juillet 1749 2 ; on ne dit pas chez quel maître il servait.
La profession de la femme non plus n’est pas indiquée ; à Vaucouleurs, elle était couturière; on a prétendu qu’à Paris elle aurait été cuisinière, peu importe ; la nécessité a pu la déterminer à prendre un état héréditaire dans sa famille. Ce que nous voulons