V. à l’appendice
constater, c’est que les deux époux ne paraissent avoir eu d’autres ressources que leur travail. Ils étaient donc obligés de se mettre en place chacun de son côté. Mais alors que devenait l’enfant à laquelle il nous faut revenir ?
Pidansat de Mayrobert, Grosley 1 , on pourrait dire tous les biographes de madame du Barry ont prétendu qu’elle avait eu pour parrain, un M. Billard-DUMOUGEAUX , gros financier, intéressé dans la fourniture des armées; déjà, l’acte de Baptême a fait justice de cette erreur 2 3, le parrain de Jeanne Bécu était un nommé Démangé. Cependant quoique aucun document positif ne rattache ce Billard Dumouceaux (sic) 3 ni à la mère ni à la fille, il nous semble certain qu’elles ne lui ont point été étrangères, suivant une notoriété constante; quels ont été ces rapports ? Nous savons seulement par Montigny, dont l’autorité est, pour nous, une garantie que Jeanne Bécu avait été certainement, sinon la filleule, au moins la protégée de ce financier 4.
Roch-Claude Billard Dumouceaux était le troisième fils d’un sieur Jean-Louis Billard, 'payeur des rentes de l'Hotel de Ville de Paris. C’était une famille de Payeurs des rentes ; le frère aîné, Louis-Alexandre
1. Vie de M. Grosley par lui-même. Londres et Paris, 1787, Bibl. nat. L 27— 183. R. Q.