‹ Histoire de madame du BarryChapitre 207 sur 304 · V. Souvenirs d'un chevau-léger, p · texte numérisé non relu

V. Souvenirs d'un chevau-léger, p

pu dire à la Dauphine: « Madame vous êtes venue en France au moment de notre grande foi. Le miracle qu’opère cette fille nous force de croire ceux que les saints faisaient jadis, — et quel est ce miracle? elle ressuscite les morts... Je ne sais, disait-elle une autre fois, ce que c’est que le saut de l’anguille, je ne l’ai jamais fait, il demande, dit-on, beaucoup de souplesse dans les reins, mais, quoi qu’il en soit, le plus beau saut que j’aie jamais vu, le plus beau et le plus merveilleux est celui de la du Barry, qui des bras des laquais est sautée dans ceux du roi... la Dauphine qui n’avait que seize ans et parlait encore mal le français, comprenait-elle tous ces sous-entendus? nous en doutons : mais elle en riait aux éclats et ne voyait jamais madame du Barry, sans s’écrier: Oh la grande sauteuse qui ressuscite les morts ! (. Portefeuille d’un talon rouge.) »

« Madame la Dauphine est plus réservée sur ses (sic) propos en question au point qu’il se passe des semaines sans qu’on puisse en citer un seul b »

Marie-Thérèse précise encore davantage, elle dit:

« Je ne saurois non plus approuver fexpression dont ma fille s’est servie à l’égard de la comtesse du Barry en exhortant le Dauphin à se plus ménager: il seroit même plus convenable que ma fille ne lui parle point de la conduite de son grand-père. »

Et Mercy répond le 17 décembre 1770.

« Relativement aux propos tenus par madame l’archiduchesse à M. le Dauphin sur madame la comtesse du

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