États de Bretagne, vol. II
3. Y. Archives générales. E. 3513, E. 2525, Ë. 3526, E. 3527.
faut y joindre les papiers personnels de M. d’Aiguillon \
On peut se former ainsi une idée juste de l’administration du duc d’Aiguillon; elle est en plein accord avec les autorités dont nous avons rapporté les témoignages. L’attitude du lieutenant général de la Province ne varie pas. Il combat, dans le conseil du roi, l’aggravation des charges imposées aux contribuables, il combat ou il négocie, dans l’assemblée des Etats, pour les faire accepter par les députés. Aucune récrimination ne s’élève contre lui. Il ne reçoit des États que des marques de confiance, que de chaleureux remerciements 1 2. Il se fait aimer, applaudir dans ce rôle peu aimable de collecteur de taxes, et comment en aurait-il été autrement? Malgré la guerre et ses dépenses, les impôts restent invariables. La Bretagne jouissait du privilège de ne payer que le minimum de la taille par tête 3. Son sort est resté le même , tandis que dans certaines provinces elle s’élevait au double; à 29 livres 64 deniers en Normandie et dans l’Ile-de- France à 64 livres 4. Les Bretons n’avaient donc pas à se plaindre d’avoir été victimes d’abus d’autorité en matière de finances, ce qui était pour eux le point sensible. La gestion du duc d’Aiguillon est, au surplus, paternelle et progressive. On trouve à chaque