‹ Histoire de madame du BarryChapitre 222 sur 304 · Rochambeau. Mémoires · texte numérisé non relu

Rochambeau. Mémoires

connoit le Roi et la Cour comme un homme qui l’a pratiquée toute sa vie »

Enfin, M. de Carné s’explique en ces termes, sur lui1 2 3 :

« Le petit neveu de Richelieu unissoit à un esprit rempli d’initiative un caractère prudent et modéré. Né diplomate, il se vit condamné à aborder de front des obstacles que ses dispositions naturelles l’auroient conduit à tourner; nul ne sembloit moins appelé à susciter ces haines auxquelles des circonstances fatales le condamnèrent. »

Or, M. de Carné avait eu connaissance, par la famille de M. le duc d’Aiguillon, du Journal de son commandement , travail qu’il avait fait rédiger, après sa sortie des affaires et qu’il avait complété et corrigé par luimême. Ce précieux manuscrit ne forme pas moins de quatre volumes in-quarto d’une écriture très serrée.

On peut donc dire que M. de Carné avait vécu avec le duc d’Aiguillon lui-même. C’est le meilleur guide que l’on puisse suivre pour s’orienter au milieu de ce dédale inextricable qu’on appelle les Affaires de Bretagne.

Il ne nous a pas été donné de consulter le journal de M. d’Aiguillon. Nous avons puisé à d’autres sources, moins curieuses peut-être, mais plus sûres. Nous voulons parler de la correspondance officielle entre M. d’Aiguillon et M. de Saint-Florentin. De nombreuses lettres existent aux archives générales 3. Il

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