‹ Histoire de madame du BarryChapitre 23 sur 304 · Caractères et Anecdotes. Édition Hetzel, p · texte numérisé non relu

Caractères et Anecdotes. Édition Hetzel, p

avec l’aide de madame du Barry et méritait d’y entrer quand il n’aurait prononcé que ce joli mot : On disait, devant lui, que Marmontel s’ennuyait. <c C’est, répondit-il, qu’il s’écoule parler. » L'abbé Arnaud, sur lequel nous aurons à revenir , était connu par son enthousiasme pour les arts, en particulier pour la musique. Il pouvait donc très bien appartenir à cette société émérite de la finance dont nous avons parlé.

Un autre Arnaud, était secrétaire de M. Billard -Dumouceaux, avec Billard, un de ses neveux, le futur caissier des postes dont nous aurons à raconter la triste fin.

Etait-il le parent ou l’homonyme de l’abbé Arnaud ? Nous l’ignorons. Grosley prétend avoir connu le mari de l’ancienne cuisinière de M. Billard -Dumouceaux , mère de Jeanne Bécu , ou en d autres termes, Nicolas Rançon1. « C’était, dit-il, un homme pâle et gravé de petite vérole. M. Billard en aurait fait un garde-magasin à Albenga 2. »

Nous ne suivrons pas cet auteur dans toutes les fables qu’il débite ; nous admettons cependant qu’il a pu connaître Rançon et nous en donner la silhouette ; nous admettons aussi que M. Billard se soit intéressé à Rançon et ait obtenu pour lui une petite place, dans ces emplois subalternes à la disposition des fermiers généraux, presque collègues des payeurs des rentes. Ainsi, en 1749, nous avons vu Nicolas Rançon prendre encore, dans son acte de mariage, la

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