août 1770, p
étrangère à la France où elle était depuis moins de trois mois, initiée à toutes ces haines de partis qu’elle ne pouvait connaître l. Elle commence par la Vauguyon et d’Aiguillon, bientôt ce sera Malesherbes et Turgot qu’elle voudra envoyer à la Bastille , comme plus tard, hélas ! elle préférera Mirabeau à Lafayette !
Quels étaient les griefs contre M. de la Vauguyon? Qu’avait-il fait qu’on pût lui reprocher avec tant d’acrimonie? Grimm va jusqu’à parler de ses crimes. Il n’en avait commis d’autre que d’avoir été l’un des favoris du Dauphin, détesté par conséquent de M. de Ghoiseul. Ce dernier a raconté lui-même dans ses mémoires l’origine de leurs brouilleries 2. Le premier tort de M. de Vauguyon est d’avoir aspiré à remplacer son beau-père, le duc de Béthune, comme chef du conseil de finances, tandis qu’il avait prouvé par ses œuvres qu’il était absolument dénué de sens commun et des connaissances politiques les plus triviales {sic). Une telle ambition n’aurait eu à coup sûr rien d’excessif dans un temps où les survivances étaient de droit commun et quant à l’ineptie ou au style, le livre que nous avons déjà cité permet de reviser les assertions tranchantes de M. de Choiseul. Mais il avait contre M. de la Vauguyon un bien autre grief sur le cœur. Il a raconté dans les plus grands détails l’historique d’un certain mémoire remis au roi par le Dau-