‹ Histoire de madame du BarryChapitre 249 sur 304 · Tome Ier, p · texte numérisé non relu

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phin en 1760. Dès cette époque des bruits d’expulsion éventuelle couraient contre les Jésuites. Ce mémoire avait pour but d’aller au devant de ces bruits et annonçait une connivence des ministres avec les adversaires de la société. La chose était vraie au fond (c’est-à-dire que Choiseul travaillait le Parlement, en lui immolant les Jésuites ; il n’y avait d’inexact que les dates et certains détails1). M. de Choiseul, inculpé, offrit au roi sa démission et, sur son refus de l’accepter, exigea une sorte d’enquête administrative devant M. Berryer, M. Bertin, M. de Saint-Florentin, M. le Président, M. le Procureur général et plus tard devant le roi lui-même. Des témoins furent entendus, il resta prouvé que M. le duc de Choiseul n’avait parlé qu’en plaisantant des Jésuites et qu’il n’avait été question d’aucun plan contre leur congrégation. Il fut donc justifié. En même temps il fut allégué qu’un mémoire tout semblable à celui qui avait été remis au Dauphin avait été vu entre les mains de M. de la Yauguyon, que le mémoire contenait plusieurs faits relatifs à l’expulsion des Jésuites, à la discipline du Parlement, aux édits Bursaux, etc., diverses personnes de l’entourage du duc de la Yauguyon furent désignées. Elles ne furent pas entendues. Le duc de la Yauguyon lui-même ne fut pas appelé, confronté. M. de Choiseul se garda bien de le faire entendre, malgré la maxime de toute justice, audiatur et altéra pars , ce n’est pas ce qu’il voulait, il lui suffisait de sa propre justification, il se souciait peu de celle des autres, aussi quoique le roi regardât le dénonciateur comme un fripon2 quoiqu’il partageât lui-même cette

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