‹ Histoire de madame du BarryChapitre 250 sur 304 · Michelet. Louis XV, p · texte numérisé non relu

Michelet. Louis XV, p

opinion 1 il termine son récit par cette conclusion triomphale :

« Ce qu’il y a d’étonnant dans toute cette aventure c’est qu’elle, n’ait pas assez frappé le Roi pour l’engager à retirer de l’éducation de ses petits-fils un gouverneur tel que M. de la Vauguyon. Ce qu’il y a pour le moins d’aussi étonnant, c’est que je n’aie pas même songé à faire punir lés intrigans dont j’avois à me plaindre. J’étois bien le maître de la punition. Je méprisai la vengeance comme je méprisois la personne de M. de la Vauguyon ; en quoi j’eus tort, car je pouvois mépriser la vengeance, mais non pas la justice. »

M. de Choiseul n’a nullement méprisé sa vengeance : il l’a prudemment différée; au lieu d’attaquer en face un adversaire qui était de taille à se défendre, il a préféré attendre qu’il fût mort , pour diffamer sa mémoire, en quoi il a raison de dire qu’il n’a pas respecté la justice. Il termine ainsi2 :

« Jamais, depuis, le Roi ne m’a parlé de cette affaire, ni moi à lui. Je l’ai écrite pour mon amusement, quoiqu’elle soit à présent fort peu intéressante, et pour donner à connoître à ceux qui la liront le motif de la haine de M. de la Vauguyon contre moi, l’honnêteté dévote de ce gouverneur des enfans de France, et l’attention que l’on doit avoir à la Cour de connoître l’auteur d’un mémoire, avant que d’en dire son sentiment. »

M. de Choiseul écrivait ces lignes en 1778, il oubliait que, depuis 1763, les Jésuites étaient proscrits de

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