‹ Histoire de madame du BarryChapitre 259 sur 304 · SENAC DE MEILHAN · texte numérisé non relu

SENAC DE MEILHAN

LE COMTE D’AHGENSON *

Une personne ayant représenté au Roi que M. d’Argenson (alors exilé depuis six ans) aurait besoin de revenir à Paris pour sa santé... La permission lui fut refusée et ne lui fut accordée qu’en 1765, après la mort de madame de Pompadour et peu de temps avant celle de ce ministre.

* Ed. l'oulel, p. 372.

1. Déclaration bien peu croyable, puisque Marie-Antoinette était petite-fille de notre Henri IV et plus rapprochée de lui, de deux degrés que Louis XVI.

la cour ; elle ne revenait qu’à Paris, et elley étaitencore, toujours en disgrâce en 1773 , madame la Dauphine renouvela ses soJlicitations. Louis XY répondit « Nous verrons» et le lendemain, suivant sa coutume, il écrivit une lettre, conçue en ces termes :

« Vous êtes bien mal conseillée, ma chère fille, de demander le retour de madame deGramont; cela ne peut vous être suggéré que par le parti des Ghoiseul, dont vous êtes entourée. L accès que vous leur accordez ne s accorde pas avec les sages conseils que vous recevez de 1 impératrice ; ainsi, ce que je crois avoir de mieux à faire pour vous, relativement à votre demande, c’est de n’en parler à personne. »

Voilà donc qu’elle était la pensée qui se cachait sous 1 air riant du roi. Marie-Thérèse ne s’y était pas tiompée et elle avait pu dire avec vérité à sa fille que le roi se refroidissait pour elle, qu’elle heurtait de front ses sentiments, etc. \

Aussi, dans la première lettre qu’elle écrit à Mercy après cet incident de madame de Gramont, elle dit :

Vienne, le Ier décembre.

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