‹ Histoire de madame du BarryChapitre 262 sur 304 · V. aux Pièces justificatives · texte numérisé non relu

V. aux Pièces justificatives

voyage. Est-ce, pour affecter de ne point prendre parti contre le Parlement, ou bien agit-il par une suite de sa légèreté ordinaire? Le moment étaitgrave : cependant il se montre gai, il va à la chasse, il s’éloigne de la cour pour peu de jours il est vrai. Mais au milieu des rumeurs qui circulaient et que M. de Chôiseul ne pouvait ignorer, son assurance paraît étrange, imprudente. L’attitude du roi devait lui donner à réfléchir. Cette détermination qu’il prend, sans le consulter, sans avertir personne, cette déclaration qu’il fait à l’improviste et qu’il répète à tout le monde, suivant son habitude, la bonne grâce même avec laquelle il accueille la nouvelle de l’éloignement du duc, tout devait mettre ce dernier en garde contre des projets cachés. Le langage du chancelier au sujet de M. d’Aiguillon, ne pouvait plaire à M. de Chôiseul. Ces mots honoré de la confiance du roi et chargé de ses ordres étaient de nature à choquer un parti qui professait le plus souverain mépris pour M. d’Aiguillon. Il en était de même du passage qui déclarait sa conduite irréprochable alors que ses adversaires affectaient de le traiter en coupable, convaincu des plus grands crimes.

Probablement M. de Chôiseul ne connaissait pas les termes du discours prononcé par le chancelier au nom du roi et, peut-être, est-ce lorsqu’il les connut, qu’il provoqua une explication à laquelle Louis XV répondit par la lettre citée page 350.

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