‹ Histoire de madame du BarryChapitre 33 sur 304 · V. Anecdotes , p. 48 à 52, édit · texte numérisé non relu

V. Anecdotes , p. 48 à 52, édit

le thème sur lequel ont brodé tous les faiseurs de chansons, romans, parades, etc.

Voici maintenant la vérité ! elle est établie par une pièce authentique que nous reproduisons dans son entier à l’appendice. Nous en donnons ici le résumé :

En 1759, Nicolas Rançon, qui dès 1752, était employé dans les Fermes, y occupait toujours un poste à Paris ; il demeurait rue Neuve- Saint-Etienne, paroisse de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, avec Anne Bécu, sa femme, et Jeanne, fille de celle-ci.

On dit qu’il était commis de barrière et que sa femme faisait des ménages, peut-être des dîners \ gardait les malades, etc., etc. Le mari et la femme avaient donc un domicile et chacun possédait des moyens d’existence tels quels.

Le 18 avril de cette année 1759, Anne Bécu, assistée et autorisée de son mari, comparaît avec sa fille mineure devant le commissaire de police du quartier, un sieur Charpentier. Elle porte plainte, en son nom et au nom de sa fille, contre la dame veuve Lametz, marchande de modes, demeurant rue Neuve- des- Petits-Champs, vis-à-vis de la Compagnie des Indes 1 2, et elle expose ainsi l’objet de cette plainte :

En décembre 1758, la dame Rançon et sa fille fréquentaient la maison d’une dame Peugevin, qui demeurait rue Neuve-des-Petits-Champs, à l’hôtel de la Compagnie des Indes, la dame Peugevin avait pour femme de chambre, Hélène Bécu, sœur de la

1. Quand la Rançon vendoit sa graisse Pour joindre à son morceau de lard.

(Chanson satyrique du temps. Anecdotes, p. 337.)

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