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part. Les renseignements manquent sur lui et malheureusement aussi sur Jeanne Bécu. Nous pouvons seulement préciser quelques notions sur les membres de la famille de la Garde. Ce sera le moyen d’éclairer de vagues lueurs l’objet de nos recherches.
M. Pierre de Delay de la Garde était payeur honoraire des rentes de l’Hôtel de Ville, il avait été aussi trésorier-receveur général et enfin il était l’un des quarante fermiers généraux de Sa Majesté. Marié à Elisabeth Roussel, il avait eu d’elle deux fds.
Nicolas de Delay de la Garde, écuyer, secrétaire du roi, etc., et de ses finances, seigneur de Blanc-Mesnil et autres lieux, l’un des fermiers généraux de Sa Majesté intendant des maisons, finances et affaires de madame la Dauphine, demeurant à Paris, place Louis-le-Grand1.
Et François-Pierre de Delay de la Garde, chevalier, conseiller du roi en ses conseils, maître des requêtes ordinaire de son hôtel, ancien président du grand conseil, baron d’Achères et autres lieux, demeurant rue Neuve-du-Luxembourg, les deux frères se marièrent le même jour, 3 juin 1751, à la même messe, à Saint-Roch ; l’aîné à mademoiselle de Ligniville, comtesse du Saint-Empire, et le cadet à mademoiselle Duval d’Epinoy.
Le premier était fermier général, adjoint à son père, et il avait spécialement dans son service, la Lorraine, les trois évêchés et l’Alsace2.
Ces relations particulières avec la Lorraine, pour-
L Pince Vendôme actuelle.
2. V. Correspondance des fermiers généraux avec les provinces. — ( Almanach général du Roy.)
raient expliquer le lien entre la famille de la Garde et les Bécu, qui, auraient été adressés au fermier général de leurprovince, et auraient sollicité sa protection.
Le second des fils de la Garde, devenu mari de mademoiselle Duval d’Epinoy, prit le nom de Saini- Vraïn, domaine qui appartenait à sa femme. C’est sous ce titre qu’il figure à l’almanach royal de 1752 1 : « Dedelay de la Garde de Saint- Vrain, maître des requêtes en quartier aux requêtes de l’Hôtel . » Jeanne Bécu, devenue madame du Barry et enfermée au couvent du Pont-aux-Dames après la mort de Louis XY, eut à choisir une résidence, à plus de dix lieues de Paris ; lorsque sa réclusion fut finie, elle jeta les yeux sur le château de Saint-Vrain, qui était à vendre, elle l’acheta, elle y séjourna près de deux années, elle porta même le titre de dame de Saint- Vrain. Ne serait-ce pas qu’ayant été conduite dans cette propriété, lorsqu’elle était chez madame de la Garde, elle en avait conservé un de ces souvenirs de jeunesse qui charment et qui attirent toujours ?
Les Anecdotes traitent madame de la Garde « de vieille folle, très renommée dans Paris pour ses bizarreries et ses extravagances, » elles l’accusent de vices odieux et d’habitudes honteuses.
Il y a ici une confusion évidente entre deux personnes ayant porté le même nom et le même prénom.
Elisabeth Roussel avait perdu son mari, Pierre de D-elay de la Garde, le chef de la famille, le 11 octobre