‹ Histoire de madame du BarryChapitre 46 sur 304 · Anecdotes , p · texte numérisé non relu

Anecdotes , p

4. Ainsi qualifiées dans ces sommiers, vol. XL, année 1761-1 763. Arch. de la Préf.

Il aurait donc été très facile à Soulavie, en 1800, à Pidansat de Mayrobert, en 1775, et plus encore à M. de Choiseul, en 1768, de trouver l’inscription de mademoiselle Lange, si elle eut existé. Ils ont fait la recherche comme nous le verrons tout à l’heure, ils ont échoué dans leur tentative, ils n’ont pas eu la bonne foi d’en convenir, parce qu’ils comprenaient bien quelle était la puissance de l’argument qui allait s’élever contre eux, aussi un connaisseur émérite dans la matière, l’auteur du Pornographe , Restif de la Bretonne, se prononce-il, d’une manière très affirmative : « Il est faux que madame du Barry ait été dans un mauvais-lieu publiq l. »

L’imputation tombe donc en ce qu’elle avait déplus grossier, de matériellement saisissable, et de véritablement infamant, madame du Barry n’a point été une autre Théodora; elle n’est pas sortie de ce que l’on appelait au dix-huitième siècle « les égouts de Cythère et de Paphos 2. »

Mais, dira-t-on, à côté de la prostitution publique, il y a eu de tout temps, la prostitution clandestine, sans avoir été régulièrement inscrite sur le registre officiel, une femme peut avoir fréquenté secrètement les maisons de débauche, avoir été file à partie 3, allant chez les Courtières sous Je manteau, c’est précisément ce qu’a prévu l’auteur des Anecdotes, dans son cynique ouvrage 4.

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