‹ Histoire de madame du BarryChapitre 49 sur 304 · Pidansat, Anecdotes, p · texte numérisé non relu

Pidansat, Anecdotes, p

2. Y. aussi Favart, Journal, p. 272, édit. Didier. Paris, 1863.

J. Journal de Favart, p. 272, et les Sérails de Paris, t. II,

Goudard, dans ses Remarques sur les Anecdotes , concernant madame du Barry l.

« Cetle anecdote qu’on lit sous le nom de madame Gourdan n’est pas d’elle. Comme ce verbiage a tout l’air d’un raisonnement sorti d’un tripot, un quelqu’un, après en avoir fait la lecture, se rendit chez cette femme pour s’assurer de la vérité. Est-ce vous, madame, lui dit-il, qui êtes l’auteur de l'anecdote qui court sous votre nom ?

« — Non, monsieur, répondit-elle, je ne suis pas si maladroite que de m’afficher ainsi2...

« Cette anecdote est fausse; mais en voici une qui est vraie. (C’est toujours la Gourdan qui parle.) Dans le moment critique, dans le temps desChoiseul, desTerray, des d’ Aiguillon, des Praslin, où il s’agissait de recevoir madame du Barry à la cour ou de la renvoyer, un homme inconnu vint m’offrir une somme considérable pour que j’attestasse dans le monde comme madame du Barry avait été pensionnaire chez moi, et qu’elle y avait vu beaucoup d’hommes à raison de six francs par visite.

« Je ne voulus point publier ce mensonge. Voilà une anecdote qui est exacte. »

La dame Gourdan, naturellement suspecte, pouvait produire une preuve convaincante à l’appui de son dire.

C’était le registre qu’elle tenait et qui à propos d’une autre affaire fut saisi en 1776 3.

1. Voy. sur Sarah Goudard et son mari, Casanova, Mém., vol. VI, c. xiv, p. 294.

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