Paris
2. M. Edouard Fournier, Revue française, n° de janvier, 1859, t. XV, p. 487.
pensionnaire de ia Gourdan 1 2, deux des entremetteuses les plus connues au dix-huitième siècle. Mais grâce à leur notoriété même, on peut contrôler ces assertions et les réfuter par des dates, cette pierre de touche infaillible, de tous les faux essayés en histoire.
Justine Pâris, née à Corbeil, est morte le 28 mai
Jeanne Bécu avait alors six ans !
Toutefois 1 avocat Barbier dit, dans son journal, sous la date du 7 février 1752, que la Pâris, cette fameuse proxénète, a vendu son fonds à une dame Carlier -, Jeanne Bécu n’aurait eu à cette époque que
neuf ans ; dans les deux cas l’impossibilité est manifeste.
Marguerite Stock, mariée à Didier-François Gourdan avait succédé médiatement ou non à Justine
Paiis . Elle exerçait son infâme métier, à une époque ou Jeanne Bécu était, non pas majeure, mais au moins Pubère ; aussi lorsque l’élévation de la nouvelle favorite, devint un événement, lorsqu’un parti puissant se ligua contre elle, des efforts furent tentés pour obtenir de la femme Gourdan des révélations qui pussent compromettre madame du Barry ; des sommes considérables lui furent offertes. Cette femme lefusa de s associer à un mensonge qui l’aurait enrichie.
Voici ce que dit à cet égard, madame Sarah