Pensées, n
MADEMOISELLE BEAUVERNIER. 63
rons alors 1, comme une grisette « jolie, friponne, éveillée et qui ne demandoit pas mieux... » 11 est aisé d imaginer les aventures ultérieures donl la liste se déroule. Un abbé de Bonnac ou un colonel de Marcieu, un M. Duval, commis de la marine ou un financier, M. de la Vauvenardière ne serait-ce pas aussi Buffaulf, le gros marchand de soieries, qui aurait succédé à ‘Labille et exercé les droits du seigneur, sur la jeune apprentie de modes ? Faut-il choisir ou les admettre tous ensemble ? Il n’importe ; elle dut payer le tribut au minotaure, le symbole toujours vrai de 1 inexpérience aux prises avec la difformité du vice. Il n’y a pas, dans notre travail, de point plus obscur et plus clair, tout à la fois sur Jeanne Bécu. La petite Lange, la belle fille à Rançon, se transforment un beau jour en mademoiselle Beau vannier, ce changement de nom raconte à lui seul une série de faits restés inconnus, mais trop faciles à comprendre.
Beauvarnier , dit le journal des inspecteurs de police, la plirs authentique de toutes les sources, et Senac de Meilhan, répétera plus tard Bauvarnier 2, Guillaume Imbert3, dit aussi Beauvarnier. Il n’y a là ni erreur ni doute possible. C’est évidemment un nom de fantaisie et d’emprunt, qui n’a pas d’étymologie, pas d orthographe. Ce n’est pas il est vrai, sous ce nom que madame du Barry sera connue plus tard, elle en a encore changé, cette nouvelle variante marque une modification correspondante dans son exis-