Les Vendanges de la folie, etc., etc
« CréBillon, le fils, ne ressembloit guere à ses écrits, a dit Grimm, les Collé, les Monticourt \ ses plus anciens amis, lui ont fait souvent la guerre sur l’extrême réserve et sur le grand air de décence et de dignité qui ne le quittoit pas dans les plus folles orgies, on sait qu’on l’a appelé le Philosophe des femmes 2, et sa manière est en effet non moins sentencieuse que licentieuse. »
Le comte de Guibert, tacticien célèbre, écrivain, poète, futur académicien, et plus illustre encore peutêtre par l’amour qu’il sut inspirer à mademoiselle de Lespinasse. Lui aussi se rattachait à la conquête de la Corse, où il avait été chargé de former une légion indigène : trait commun à tous les membres de cette société, ils sont affiliés en quelque sorte par les affaires de Corse.
Du Mouriez, bien jeune et déjà couvert d’honorables blessures, décoré à vingt-quatre ans de la croix de Saint-Louis, et mêlé aux affaires de Corse, on connaît la verve de cet esprit mordant, et l’on devine qu’il devait être aussi brillant dans les salons que sur les champs de bataille.
Enfin Favier, un grand homme presque inconnu, il faut lire sur lui tout le chapitre que Senac de Meilhan a consacré à sa biographie, dans sa galerie de portraits.
Nous ne citerons que ces lignes : « Favier joignait à l’esprit, àlamémoire, à l’instruction, une belle figure, une taille élevée et une force de corps très rare ; il