‹ Histoire de madame du BarryChapitre 81 sur 304 · Tome VIII, p, 358, Mémoires · texte numérisé non relu

Tome VIII, p, 358, Mémoires

2. V. le Plan de Blondel (vol. IV, p. 117.) Le Bel était non seulement valet de chambre du roi, mais concierge du château de Versailles. Son logement était dans l’aile droite, entre la cour du château et la cour de la chapelle.

ORIGINE DE DA LIAISON

premier coup d’œil avoit fait impression sur lui, il chargea Le Bel de la trouver.

« Ainsi, si cette première circonstance, que je tiens de bonne part , est vraie, madame du Barri n’a dû son élévation qu’à elle-même. Sans sa beauté, qui affecta le monarque, il n’eût jamais été question d’elle à Versailles-, il fallait cette première impression pour faire faire des recherches b »

Un auteur qui écrit en 1802, présente les faits de la même manière.

« Sa beauté, dit-il, ayant frappé Louis XV de tout son éclat, le monarque chargea Le Bel, son valet de chambre, de savoir qui elle étoit. L’événement ne fut pas autrement préparé1 2. »

Montigny, auteur de ces lignes, est un contemporain ; il parlait, d’après des personnes qui avaient connu madame du Barry, qui étaient attachées à la cour3. Il pouvait donc être exactement renseigné. A l’en croire, Louis XV a vu Jeanne Vaubernier, sans savoir qui elle était, il charge Le Bel de s’en informer, c’est donc une rencontre fortuite et non une combinaison préparée à l’avance, qui les a mis en contact.

1. Remarques sur les Anecdotes de madame la comtesse du Barry, par madame Sarah Goudar. Londres, 1777, p. 75.

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