‹ Histoire de Marie StuartChapitre 114 sur 224 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

louait beaucoup Lennox , l'entretenait de la gloire et de la grandeur qu un personnage comme lui pouvait espérer de cette entreprise, omettait avec intmtion de parler des 15,000 hommes promis par Chreigton, et Tencourageait à réaliser le projet à'aisociatùm à la couronne de Marie et de Jacques , afin que tous les catholiques et tous les amis de la reine d'Ecosse, satisfaits de cet arrangement, fussent prêts à le suivre et à sacrifier unanimement , sur l'invitation commune de la mère et du fils, leurs biens, leurs vies et leur famille K Au lieu de pousser à tme intervention continentale , Men* doza conseillait seulement une attaque anglo-écossaise. C'est en ce sens qu'il écrivit au docteur Allen ; c est dans ce but qu'il pressa le père Parsons de se rendre en Ecosse avec l'argent qui de Rome et de Madrid avait été mis à sa disposition , et qu'il repré-

el mismo clerigo, qae le truxo, que fue é pie por mas seguridad y en figura de eacamuelas como yino, y con un espexo que yo hice, dentro del cual van las carias, de manera que Qo hay imaginar persona que las le lleva. » Simancas | Neg. de Estado Inglaterra) leg. 836.

^ <t »*«Qae conviene que los Escoceses procedan debaxo deste color, con le quai prendaran é los catholicos de aqui y a£eci<Miado8 de la de Escocia^ que sigan su vo2 como de<> manda de madré y hijo , y coa esto estar asegurados que unanimes han de procurar por yrles en elio haciendas, vidaS) hijos y sucesion de sus casas antes la amistad de V« M. que no la de Francia. • Ibid.

senta à larchevêque de Glasgow combien son retour et sa présence dans son pays seraient utiles en de pareilles conjonctures'. Mendoza instruisit le roi catholique de ses pensées et de ses démarches au sujet de l'entreprise projetée par les jésuites , dans la dépêche du 26 avril , qui ne devait pas disposer Philippe II à la soutenir.

En attendant que toutes ces volontés se missent d'accord sur les moyens et sur le moment d'agir, Lennox s'était avancé dans les voies hardies , mais périlleuses, où il était entré ; il avait l'intention d'abattre tout ce qui pouvait être un obstacle à ses desseins. Avant de se montrer catholique, il relevait l'Église épiscopale , dont les cadres avaient été rétablis en 1571 dans l'intérêt de la noblesse protestante*,

* Sîmancas, Neg. de Estado Inglaferra, leg. 836.

^ Ce rétablissement avait été plus politique que relig^ieuic. Il avait eu pour but, au moment où disparaissaient les anciens titulaires catholiques des évêchés, auxquels le temporel de Tévêché et le siège qui y était attaché aii parlement avaient été laissés par une loi , de conserver entre les mains de ministres protestants ce revenu et ce siège. Choisis parmi les ministres protestants, les nouveaux évéques abandonnaient la plus grande partie du temporel aux seigneurs laïques qui leur servaient de patrons , et leur juridiction religieuse était subordonnée à l'assemblée générale de l'église calviniste. Cette innovation, au profit de la noblesse et pour le maintien du cadre politique de l'État, avait été introduite par l'avarice de Morton en août 1571. L'archevêché de Saint-André, dc' venu vacant après l'exécution de l'archevêque Hamilton, avait

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