CHAPITRE IX
France, et songèrent plus que jamais à se servir de Marie Stuart contre les presbytériens et les anglicans de la Grande-Bretagne.
Tandis que Philippe II se montrait le chef actif et menaçant du catholicisme , Elisabeth n'hésita point à unir les forces et à diriger la résistance du protestantisme en Europe. Elle fit, le 10 août 1585, un traité d'alliance avec les Pays-Bas, et s'engagea à fournir aux États généraux six mille hommes, que leur conduisit bientôt Leicester. Elle s'unit plus étroitement avec le roi de Navarre ; elle renversa la domi nation d'Arran en Ecosse à l'aide des comtes d'Angus, de Mar et du lord Arbroath, chef de la famille des Hamilton, qui, réconciliés par ses soins et s:>utenus de son argent, rentrèrent dans leur pays à la tète de huit mille hommes , et s'y rendirent facilement les maîtres du royaume et les conducteurs du roi ^ Cette révolution , à la suite de laquelle tous les ministres presbytériens bannis retournèrent en Ecosse, y rétablit le protestantisme dans toute sa force , et prépara le traité d'alliance offensive et défensive, qui fut signé, le l""" avril 1586, entre Jacques VI et Elisabeth, pour repousser en commun toute tentative d'invasion de l'île. En même temps qu'elle pourvoyait à la défense de la cause protestante dans les Pays-Bas, en France, en Angleterre, en Ecosse,
* Tytlêr, t. VIII, p. 257 à 285.
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