CHAPITRE X
Nouvelles sévérités du gouvernement anglais envers Marie Stuart.
— Plaintes et colères de cette princesse contre son fils. — Son séjour à Tutbury et à Ghartley sous la garde du puritain sir Amyas Paulet. — Son découragement. — Impossibilité où elle se trouve de recevoir des lettres , d*en écrire et de conspirer sans que le gouvernement anglais en soit instruit. — Nouvelles trames du parti catholique sur le continent et dans llle. — Assassinat projeté d'Elisabeth , qui doit être suivi d'une invasion de l'Angleterre. — Départ de France du prêtre Ballard et du capitaine Savage pour aller Taccomplir. — Entrée de Babington et de ses amis dans le complot. — Impulsion que donnent à celui-ci Th. Morgan et Ch. Paget, agents de Marie Stuart sur le continent, et communication qui en est faite à Mendoza et à Philippe II.
— Ignorance où Marie Stuart est laissée par les siens de l'attentat conçu contre la vie d'Elisabeth. — Correspondance renouée avec elle sur le projet d'invasion. — Moyens employés par le secrétaire d'État Walsingham pour envelopper Marie Stuart dans le complot que lui ont révélé ses espions auprès des conjurés. — Trahison de Gilbert Giffort, intermédiaire de la correspondance des conjurés avec Marie Stuart. — Marche du complot. — Offres faites à Philippe II par les Hamilton , les Gordon et le duc de Guise. — Ordres qu'envoie Philippe II au prince de Parme , gouverneur des Pays-Bas, de faire voile pour l'Angleterre avec une armée aussitôt qu'il aura appris de Mendoza la mort d'Elisabeth. — Lettres de Babington, chef du complot, à Marie Stuart et de Marie Stuart à Babington. — Communication de ces lettres à Walsingham et leur déchiffrement par Phelipps. — Séjour de Phelipps à Chartley pour en opérer le déchiffrement plus vite au moment décisif. — Arrestation de Ballard, de Savage, de Babington et de ses amis , lorsque Marie Stuart est entrée dans le complot sur la provocation de Walsingham , qui croit avoir des preuves suffisantes contre elle. — Translation soudaine de Marie Stuart à Tixall ; arrestation de ses secrétaires Nau et Curie ; saisie de ses papiers à Chartley. — Procès de Babington et de ses complices. — Leur confession, leur condamnation, leur mort.
— Aveux de Nau et de Curie. — Parti pris de juger et de faire condamner Marie Stuart. 279