‹ Histoire de Marie StuartChapitre 224 sur 224 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Délibérations du conseil privé d'Angleterre sur la mise en jugement de Marie Stuart. — Nomination d'une haute cour de justice. — Translation de Marie Stuart au château de Fotheringay, où se rendent les membres de la haute cour. — Refus de Marie Stuart de comparaître devant eux. — Espérances qui la décident à se défendre en leur présence tout en protestant contre leur juridiction. — Sa comparution et ses nobles paroles devant la haute cour. — Accusation, qui lui est intentée d'avoir tramé avec Philippe II rinvasion de l'Angleterre, et projeté avec Babington la mort d'Elisabeth. — Ses dénégations. — Habileté de sa défense.

— Reproches qu'elle adresse à Walsingham. — Discussion qui s'établit entre elle et Burghley. — Aveux qu'elle fait d'avoir eu recours aux princes étrangers ; persistance de ses dénégations au sujet de Babington et de son complot. — Culpabilité déclarée par la haute cour, qui prononce à Westminster une sentence de mort contre Marie Stuart. — Hésitations d'Elisabeth à faire exécuter cette sentence. — Instances fanatiques et cruelles que lui adressent les deux chambres du parlement; ses réponses ambiguës.

— Signification de la sentence de mort à Marie Stuart. — Courage et dignité de cette princesse; dispositions qu'elle fait, lettres qu'elle écrit , dernières demandes qu'elle adresse à Elisabeth. — Intervention menaçante du roi de France, son beau -frère, et du roi d'Ecosse , son fils , pour la sauver. — Inutilité de cette double intervention. — Warrant pour son exécution signé par Elisabeth et remis au secrétaire Davison. — Lettre que Walsingham et Davison écrivent à Amyas Paulet et l'invitant, au nom^ et dans l'intérêt d'Elisabeth , à faire périr clandestinement Marie Stuart. — Noble refus d'Amyas Paulet. — Arrivée à Fotheringay de R. Beale , des comtes de Shrewsbury et de Kent , chargés par le conseil d'Angleterre d'assister à l'exécution de Marie Stuart. — Fermeté avec laquelle Marie Stuart les reçoit et se prépare à mourir. — Refus qui lui est fait de son aumônier.

— Ses dons à ses serviteurs , son dernier repas au milieu d'eux ,

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fies leltres à ses parents et à ses amis, ses dispositions religieuses dans la nuit qui précède son suppikîe. -— Sa sérénité et sa dignité en marchant à l'échafaud. — Désolation de ses serviteurs , qui demandent à raccompagner jusqu'au dernier instant et dont quelques-uns l'obtiennent à sa prière. — Grandeur de son courage, constance de sa foi, élévation de ses suprêmes paroles , majesté touchante de sa fin. 333

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BfTet produit par la mort de Marie Stuart. ^ Indignation simulée d'Elisabeth , qui traduit en justice le secrétaire Davison , et disgracie un moment les principaux membres de son conseil, . comme ayant fait exécuter le warrant contre Marie Stuart sans l'en avoir avertie. — Inquiétudes que lui inspirent Henri III et Jacques YI. — Colère et dispositions de ces deux rois. -^ Moyens employés par Elisabeth pour les empêcher l'un et l'autre de lui déclarer la guerre , oonune ils y sont poussés le premier par les catholiques, le second par les nobles de son royaume. — Adoucissement d'Henri III. — Incertitude de Jacques YI. -^ Résolution que prend Philippe II de venger la mort de Marie Stuart , dont il est l'héritier catholique. —Préparatifs faits en Espagne, en Portugal, en Italie, dans les Pays-Bas, pour envahir l'Angleterre. — Fausses négociations engagées en Flandre pour tromper Elisabeth. — Concert entre Philippe II et Sixte Y, qui promet de consacrer un million d'écus d'or à cette expédition catholique. — Nomination au cardinalat du docteur Allen, chargé avec un grand nombre de prêtres et de moines, d'opérer la conquête religieuse de l'Ile. — Traité de Philippe II avec le duo de Guise , qui s'engagera soulever les ligueurs de France, et doit, par la journée des Barricades , empêcher Henri III de marcher au secours d'Elisabeth. — Sortie de Vinvinciblê Armada de la rade de Lisbonne, sous le commandement du duc de Médina-Sidonia.-^Sa force, le nombre de ses vaisseaux et de ses troupes de débarquement. *- Première tempête dont elle est assaillie à la hauteur du cap Finistère. — Rupture des négociations en Flandre. — Moyens de défense tardifs mais considérables auxquels Elisabeth a recours : dans la Manche , par ses flottes ; dans l'Ile , par

ses camps. — Seconde sortie de V Armada , après qu*elle a réparé ses avaries. — Sa lente et majestueuse navigation. — Son entrée dans le canal d'Angleterre. — Possibilité qu'elle a d'écraser la flotte anglaise à Plymouth. — Stricte obéissance du duc de Médina- Sidonia aux ordres de Philippe II, qui lui avait interdit toute attaque jusqu'après la jonction des bateaux plats et des troupes du prince de Parme. — Arrivée sur la côte de Flandre de V Armada, poursuivie et assaillie sur ses flancs par l'amiral Drake et les vaisseaux anglais. — Embarquement des troupes du prince de Parme , commencé à Nieuport. — Attaque de V Armada par des brûlots anglais dans la sombre nuit du 9 août. — Son éloignement de la côte afin d'éviter l'incendie. — Seconde tempête. — Dispersion de V Armada , poussée par les vents dans la mer du Nord qu'elle sème de ses débris, et poursuivie par les vaisseaux anglais. — Échec et retour de l'expédition dans les ports d'Espagne. — Douleur de Philippe H. — Joie d'Elisabeth. — Transports d'enthousiasme de l'Angleterre pour elle. — Fin de la lutte entre la cause de Marie Stuart , dont la mort reste sans vengeance, et la cause d'Elisabeth, qui renoue son alliance avec Jacques VI. — Triomphe définitif du protestantisme dans la Grande-Bretagne. — Résumé de la vie de Marie Stuart; jugement sur sa position et sur son caractère. — Sort de cette reine infortunée attaché , comme celui de sa race , aux destinées du catholicisme et du pouvoir absolu dans la Grande-Brets^e. 444

Appendices. 457

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