‹ Histoire de Marie StuartChapitre 65 sur 224 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

dément alarmé lui-même , conseilla à sa souveraine les mesures les plus propres à empêcher la ruine du parti anglais en Ecosse ^ Ce parti, auquel se rattachaient la plupart des villes et que soutenait l'église presbytérienne, n'avait plus pour lui dans la noblesse que les comtes de Morton , de Mar, de Glencaim , de Buchan , les lords Glammis Ruthven , Lindsay , Cathcart, Methven, Ochiltree, Saltoun *. Le parti de la reine prisonnière comptait les plus nombreux et les plus puissants soutiens. Le duc de Châtellerault, les comtes de Hundy, d'Argyle, d'A'thol, d*Errol , de Crawfort ^ Marshall , de Caithness , de Cassilis, d'Églinton, de Sutherland, les lords Herries, Lethington, Grange, Hume, Seton, Ogilvy, Boss, Borthwick, Oliphant, Tester, Fleming, Boyd, Somerville, Inermeith, Forbes, Gray ', étaient prêts à le faire triompher par les armes. Si ces deux partis étaient abandonnés à eux-mêmes , celui de la reine devait abattre celui du roi , qui avait été déjà expulsé de la capitale du royaume.

Elisabeth intervint donc pour l'empêcher de rendre sa victoire complète, et de procéder à la restau-

* Lettre de la main de Cecil , au Stat. Pap. Off. , et dans Tytler,t. VII,p. 314.

* Instructions g^iven by the lords of Scotland to the commandator of Dumferling , !•' mai 1570, au Stat. Pap. Off. et dans Tytler, t. VII, p. 322.

sTytler, t. VII, p. 320, 321.

ration de Marie Stuart, qui paraissait imminente et quelle redoutait par -^dessus tout. Les incursions qu avaient opérées les chefs des Scott et des Kcr sur' la frontière d'Angleterre et l'asile donné en Ecosse aux rebelles anglais de la première et de la seconde insurrection lui en fournirent un prétexte naturel. Elle avait déjà chargé, le lendemain de la mort du régent, l'agitateur Randolph * d'aller mettre obstacle à une pacification entre les deux partis. Au printemps , elle ordonna au comte de Sussex et à lord Scroope de pénétrer en Ecosse par Test et par l'ouest, chacun avec un corps d'armée. Ils y ravagé-^ rent le pays de Buccleugh, de Farnyhirst, de Hume, de Maxvv^ell, d'Herries, y détruisirent les châteaux forts, ruinèrent les villages, incendièrent les granges * et terrifièrent , en l'affaiblissant, le parti de la reine. En même temps, le comte de Lennox fut envoyé par Elisabeth en Ecosse pour diriger le parti du roi son petit-fils, à la place de Murray, Escorté par les vieilles bandes anglaises de Berwick, que comr mandait sir W. Drury ^, il se joignit à Morton , rentra dans Edimbourg et marcha ensuite sur Glasgow , qu'assiégeaient les Hamilton et qu'il dégagea.

* Mémoires de Melvily t. II, liv. iv, p. 5. — Tytler, t. VU, p. 314.

« Tytler, t. VU» p. 326, 327, 328. — Spottiswood, p. 178. — Lesly's Negotiations , Anderson, t. JII, p. 89, 90,

• Diurnal of occurents -^ p. 176. —Tytler, f. VJI, p. 328.

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