‹ Histoire de Marie StuartChapitre 91 sur 224 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

de TAubespine, et Paul de Foix, plénipotentiaires de Charles IX \

Rassurée de ce côté , la reine d'Angleterre n'avait été ni moins habile ni moins heureuse du côté de l'Ecosse. Le parti de Marie Stuart y était resté trèspuissant Depuis que les hostilités avaient recom-r menée entre les lords de la reine et les lords du roi, et que les uns et les autres s'étaient réciproquement proscrits dans les parlements contraires d'Edimbourg et de Stirling, le comte de Lennox avait eu le même sort que son prédécesseur le comte de Murray. Surpris le matin du 4 septembre 1571 à Stirling par une troupe que Kirkaldy de Grange avait envoyée d'Edimbourg , et qui y était entrée i l'improviste sous le commandemait du comte de Huntly, de lord Claude Hamilton, du laird de Bueeleugh, de Ker de Famybirst, il avait été impitoya* blem^it tué en représailles de la mort violente et ignominieuse qu'il avait infligée à l'archevêque de Saint^André. Un moment même, tous les princi* paux lords du roi , enveloppés dans cette surprise, avaient été faits prisonniers. Ils n'avaient dû leur salut qu'à la dispersion des Scott et des Ker qui s'étaient débandés pour piller, et qui avaient donné le lemps smx habitants de Stirling de prendre les armes et à la garnison du château de descendre daps la ville pour les y délivrer et pour en chasser les trop

*• Dumont, corps diplomatique, t. V, p. SU à 215»

avides vainqueurs. Le lendemain même ils avaient donné comme successeur au comte de Lennox le comte de Mar, qui de gouverneur du jeune roi était devenu régent d'Ecosse ^

Malgré la prise de Dumbarton et l'assistance qu'il avait plusieurs fois reçue d'Elisabeth , le parti du roi ne l'emporta point sur le parti de la reine. Celui-ci , posté dans la citadelle d'Edimbourg et toujours maître de la ville , occupait de plus les châteaux de Niddry, de Livingston , de Blackness. Adam Gordon d'Anchendown , frère dii comte de Huntly, l'avait rendu victorieux au nord , Ker de Farnyhirst et lord Herries au midi , les Hamilton à l'ouest *. Les choses en étaient là, lorsque Elisabeth, n'ayant pu l'accabler, entreprit de le désarmer. D'accord avec la cour de France depuis le traité de Blois, elle négocia une trêve entre les deux partis. Son envoyé, sir William Drury, et l'ambassadeur de France Du Croc firent signer cette trêve le 30 juillet 1572 ^, avec la stipulation expresse que la noblesse et les États du royaume s'assembleraient dans le plus bref délai afin de conclure une paix générale.

En retour des services qu'elle rendait à la cause du jeune roi , Elisabeth obtint l'extradition du malheureux comte de Northumberland , qui fut décapité le

* Tytler, t. VII, p. 360 à 365.

»/Wc/., p. 367, et 371, 372.

^ Ibid., p. 373.

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