‹ Histoire de Marie StuatChapitre 115 sur 214 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

avîjit sa Ipque s^r la têtp ' ^ en coippjignîe dw PQP"- Ifiiandeur d'Holyrood*, du laird de Çreich, d'Arthur Erskine ' et dP quelqiies autres de ses serviteurs. Il alla se placer derrière la reîne , qqi se topma y^rs li|j , e^ i{^ s eml^rasçèrent *.

Un îfistanf après survint Rutbven cpuyert c|e son aiTnure , le visage pâle et 4éfait par |a maladie. Il f^t §i|iyi presque aussitôt de Georges Douglas , de Faqdonside et de Patrick Çellenclj^n, portant des dagv|es et des pistolets. Cefte invasiof^ d£|i]$ ses appaftenients, à une pareille heurp ef avec un semblal)lp appareil , fit eptrevqîr à Marie Sfuart le desseip sinistre dij rq| et d^3 conjurés. Elle demanda a Itu^byen cp qui Tameff^it et qui lui avait ajnsi pernjîs de pénéfrpf cljez elle*. Ruthven répondjt en

* « Wîth biscappe upon bis heade. » Dépêche deQedford et de Randolph du 27 mars 1567, dans Wrîgth , Élisabetli qnd ber timeSf t. I, p. 227.

' Lord Robert Smart , fils naturel de Jacques y et d'EupfaeiT)ie ^Ipbii^ston', que le roî fon père avait fait c^in^ncndataire de |'al>b^ye d'Holyrood. |1 s'était joint aux réforpiés Cfi ]b^. Pn 1569 j) écbangoa son abj^aye pour les femporalifés .de rpy^c|ïp ff'Qrltney, érigées en comté le 2^ octpbrp 1581. Knox y Histonf, etc., t. |, p. 458, i]ote4.

' Erskipp de piackgraqge ^ co^sip {jermain de lofd Jobn Prskine et capitaine de la g^afde de la reine. Knox , History, etc., t. li| p. 288, notQ 2.

\ u fA re si poso dietrp la sedia délia rejna la quale su* bito riypll^t^ si l^acciornp insieme. » M^moi\'e adressé à Cosme Z*', etc., dans Labai^off, t. VII, p. 73.

* u La reina li disac cbi lo ^cessc andare in quel InogQ

2iO MARIE STUAUT.

montrant Rîccîo : « C'est ce David qui est là dans votre chambre privée , où il a été trop longtemps. Qu'il plaise à Votre Majesté de l'éloigner. — Quelle offense a-t-il donc commise? dit la reine. — Il a fait, répliqua Ruthven, la plus grande et la plus détestable offense à l'iionneur de Voti'e Majesté, au roi votre époux , à la noblesse et au commun peuple^. » La reine lui dit alore que, si l'on avait quelque chose à reprocher à David, elle le traduirait devant les lords du parlement, et elle ordonna à Ruthven de se retirer sous peine de trahison*. Mais Ruthven , ne tenant aucun compte de ses paroles, s'approcha de David pom* le saisir. Celui-ci se précipita vers la reine en criant : « Madame, je suis mort' ! Giustizia I giuslizia ! Sauve ma vie, madame,

in queiriiora , et chi gliene haveva data licentia? » Labanoff. t. Vn, p. 73.

* u Let it please Your Majesty that younder man David corne forth of your privy-chainber, were he liath been over long ! The queea answered : What offence hath he done ? Ruthven answered : That he made a greater and more hainous offence to Her Majesty's honour, the king her husband, the nobility and common-wealth. n Récit de Ruthven dans Keith, appendix n° XI , p. 123.

' u Also we commanded the lord Ruthven, under the pain of treason to avoyd him forth our présence ; declaring we should exhibite the said David before the lords of parlament to be punished if any sorte he had offended. » Lettre de Marie Stuart à Tarchevêque de Glascow du 2 avril 1566 , dans Labanoff, t. I , p. 344. — ' u Madama , io son morto. » Ménunre^ etc., Labanoff, t. VII, p. 74.

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