‹ Histoire de Marie StuatChapitre 116 sur 214 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

sauve ma vie' ! » Dans le mouvement qu'il fit et la poui^uite dont il fut l'objet, la table fut renversée sur la reine, qui était grosse de six mois, et qui voulut Tarracher aux meurtriers dont les courtes épées et les pistolets se dirigèrent dans ce moment sur elle *• Biccio avait saisi les plis de sa robe et s'y tenait fortement cramponné. Damley Ten détacha de ses propres mains, et, pendant qu'on l'emmenait violemment, il retint la reine dans ses bras' afin qu'elle n'essayât pas de le secourir.

Émue du danger de son malheui^ux serviteur, et n'étant pas sans crainte pour elle-même^, Marie

• Birrets Diary, p. 5, cité par Tytler, t. Vil , p. 35.

' « Notwîstanding lord Riuhven perforce invadic him in our présence (lie tben for refuge took safeguard, havîng retired him hehind our back), and with is complices cast down our table upon ourself, put violent hands in him, stnick him ower our shoulders with whinzeards , one part of them standing before our face wilh bended daggs. » Dépêche, de Marie Stuart à l'archevêque de Glasgow, 2 avril 1566 , dans Labanoff, 1. 1, p. 344 , 345.

' u David tooke the qaene by the blyghtes (pleats) of her gowne, and put himself behynde the quene, who wold gladly hâve savid hym; but the king havinge loosed his hands, and holdinge her in his arms, David ^ etc. n Dépêche du comte de Bedford et de Randolph au conseil privé d'Angleterre, dans EUis, Original kttersj t. II, p. âlO. — f U re la prese et l'abbracio tenendola in modo che non si poteva muovere. o Dépèche au grand-duc de Toscane du 8 octobre 1566 , dans Labanoff , t. VU, p. 93.

* « In doing whereof, Avcwerc iiot only struck wilh great

implora la pilié des conjurés pour Riccio' qu'ils entraînaient, et qui rappelait à Damley lui-même les bons services qu'il lui avait rendus'. Damley assura hypocritement qu'on ne lui ferait aucun mal '. Le pauvre et tremblant Italien fut tratné du cabinet de la reine, et par sa chambre à coucher , vers la chambre de parade, qui était contiguë^. Il y trouva la plupart des conjurés attendant leur victime. Morton et Lindsay voulaient le garder jusqu'au lende-

dread , but aiso by sundrio considérations was moet justly induced to take extream fear of our life. » Lettre de Marie Stuart à l'archevêque de Glas(j^ow. Labanoff, t. I, p. 345.

^ « La regfina ^idava che non dovessino £eirli maie por amor di lei» n Dépêche à Cosme I*'. LabanofF^ t. Yll» p. 93.

' « Dicendo anco al re se voleva comportare che Fammazzassino davanti li suoi occhi , sovveneadoli li buoni et fedeli serviti che grhaveva fetto. » lUd,

* « Lasciate andare madama, disse, che non li sara CatCo alcun maie. > Ibid*

* 11 ne fut pas tué dans le cabinet de la reine et en sa présence 9 comme on Ta dit. Les témoig^nages sont unanimes à cet ^rd. La reine elle-même en convient dans sa lettre du 2 avril à l'archevêque de Glasgow, a Most cruelly took faim ferth of our cabinet. » Labanoff ^ 1. 1, p. 845. — « Presero David nell coUo^ trascinarlo fuere del camerino. » Mémoire à Cosme I". Labanofi , t. VII^ p. 74. ^^ « Fu preso davanti li suoi occhi et menato fuora del gabinetto. » Dépêche à Cosme I*'. Labanoff^ t. VII, p. 98. — » u He was not slayne in the queen's presens as was saide, but goinge downe the stayers owte of the chamber of présence. » Dépêche de Ran« dolph et de Bedford , dans Ellis , t. II , p. 210 et 21 1 .

Page 1