FIN DU TOME PREMIER
Appendix a.
(P. 67 et p. 193.)
SUR LE PROJET DE MARIAGE DU ROI PHILIPPE II AVEC LA REINE ELISABETH A LA FIN DE 4 558 ET AU COMMENCEMENT DE 4 559. — SUR L'INTERVENTION DE PHILIPPE II AUPRÈS DU PAPE EN 4559 ET EN 4564 POUR qu'il n'excommuniât et ne DÉPOSÂT POINT ELISABETH ; ET , DANS LE CAS OU IL LA DÉPOSERAIT , POUR QU'iL DONNAT LE ROYAUME d' ANGLETERRE A LUI ET NON A MARIE STUART.
Pendant les six mois qui s'écoulèrent entre la mort de sa seconde femme, Marie Tudor, et son mariage avec Elisabeth de France, fille de Henri II, Philippe II songea à épouser la reine Elisabeth. Ce mariage aurait conservé l'Angleterre dans l'indissoluble alliance de l'Espagne et serait devenu le gage du maintien du catholicisme dans ce pays. C'est ce double but que Philippe II se. proposa d'atteindre en négociant une union, qui aurait été si utile pour lui, avec la deuxième fille de Henri VIE. Je vais ajouter quelques documents aux indications qu'a déjà données sur ce point curieux d'histoire don Tomas Gonzales ^
Le comte de Feria annonça à Philippe II, par sa dépèche du 44 décembre 4558 , que la nouvelle reine, qui le 47 décembre précédent était arrivée au trône, ne se montrait pas pressée de se marier, et lui avait parlé du mécontentement qu'avait causé le mariage de la reine sa sœur avec un étranger. Au nombre des mo-
' Dans s«8 Apuniionienlos , etc., p. 14, 15, ti Voeuménto , n* 2, p. 167, 158, 169 ; et Memorioê de la real Academia de la Historia, t. Y ri, p. 263 à 266 et 406 4 407.
TOM. I. i8
i34 MARIE STUART.
tifs que le comte de Feria fait valoir auprès d'Elisabeth pour qu'elle épouse Philippe II sont l'aversion que la reine Marie Tudor avait contre Elisabeth , et qui provenait ()e la crai&te que Philippe II ne se mariât avec elle si elle mourait, et la nécessité de trouver quelqu'un assez puissant pour défendre sa couronne contre les prétentions de la reine dauphine (Marie Stuart) , qui avait pris les armes d'Angleterre et se présentait comme étant la légitime héritière de ce royaume.
«... Dezille que una de las cosas porque la queria mal Su Mag' que haya gloria, era porque temia que si moria, Y. Mag<> se casaria con ella.... Ponelle delante la pretension de la re^a Doliina y la necessidad que tiene de estar aliada con V. Mag<i 6 persona que dépende del, y por aqui las mas razones que se pudiessen decir para apartalla de casarse en el reyno, despues de apartado esfo, si inclina â Y. Mag*, sera bien que Y. Mag' me mande avisar si procedere con la platica adelante, à la desbaratare ^ . »
Philippe II, selon sa coutume, réfléchit beaucoup et hésita longtemps avant de se décider. Il invita son ambassadeur à dissuader Elisabeth d'épouser un de ses sujets , et à conduire la négociation qui le concernait sans la rompre et sans la conclure jusqu'à ce qu'il eût pris son parti.
«... Quanto al puncto principal de lo que desseais saber de mi tôlootad , cerca deste casamiento , lo que por abora os puedo deeir es : que por ser negocio de tan grande imporf ancia y coDsideracion , àttoque se trato en vuestra presencla (como os deveis bien acordar) quiero mirar y penaar mncbo en ello , y entrefanto vos procedereis en eato con la Reyna por la via que ilevais , y me escrivis, que es lo que conviene quanto a dissuadirla y quitarle del pensamiento el casarse coa ▼assallo suyo ; pero no es bien ponerie delante lo qne decis de la caasa por que su hermana la queria mal , ai las otras cosas que le puedaa dar sombra de mi casamiento envanesciendola , y buyendo tambiea las ooasiones y platicas que se ofrecieren en qne ella puede desesperar del efecto» de manera que ni le deis esperanza , ni la desoonfieis » sino que se vaya assi entreteniendo el negocio hasta que yo me détermine, como vos lo sabreis bien hacer con vuestra muCha prudencia '. »
» Lettre du comte de Ferla à Philippe II da U déc. 1668, Arch. gen. de Simancas , Neg. de Estado, leg. 811.
* Lettre de Philippe II au comte de Feria, sans date, molfl de âéceml»re 1M8, Arch. de Simancas, Inglat., leg. 812.
Philippe II se décida enfin et donna l'ordre à son ambassadeur de négocier sérieusement son mariage avec Elisabeth , dans uK in> térét religieux , en exigeant qu'elle devint catholique. Ses motifs et ses conditions se trouvent dans la dépêche du 40 janvier 4559 , publiée par don Tomas Gonzalez ^.
Mais Elisabeth n'était pas disposée à y souscrire. Le parlement nouveau s'assembla le 25 janvier 4 559 , et inclina aux innovations religieuses. Par une dépèche du 34 janvier 4559, le comte de Feria j après avoir annoncé à Philippe II qu'on avait proposé au parlement de changer de religion et do révoquer toutes les lois faites sous le règne précédent ; après lui avoir dit que les plus ardents pour cela étaient dans le conseil Cecil et le comte de Bedford , hors du conseil le comte de Sussex , ajouta que tout dépendrait du mar que prendrait Elisabeth.
n Pero enfin , dit-il , todo el negocio dépende del marido que ella fomare, porque aqui no hay mas voluntad delo que el rey tiene en todas tas cosas'. »
Elisabeth, qui, le 40 février, avait,déjà répondu au parlement qu'elle était dans l'intention de ne pas se marier et de rester « une reine vierge, » montra la même disposition au comte de Feria, qui écrivit à Philippe II.
Diéme audiencla y tome al negocio , y ella començo à responderme haziendoze à las razones pasâdas de no querer casarse. Ylsto adûnde encaminaba ataje la respuesta » y por las platicas que luego se siguieron f y por las de antes y por la priesa que ella daba A queperme responder, entendi claramente que la respuesta era que pensava no casarse, y excluir el negocio con buenas palabras.
Y enfin quedamos que yo no queria respuesta , si no fuese buena ^ y dexe la platica abierta '.
Mais Elisabeth entra bientôt dans les vues de ses principaux ministres et du nouveau parlement, qui voulaient faire revivre les actes d'Henri VIII , abolir de nouveau l'autorité pontificale , et rétablir la suprématie religieuse de la royauté. Aussi opposa-trelle
* Voir Apuntamientoa , p. 157 à 159.
' Feria à Philippe II, Arch. de Simancas, Ingl., leg. 812. ' Le cornu de Feria à Philippe II, Londres, 20 fév. 1559, Arch. de Simancaa, Ingl., leg. 812.
alors au mariage avec Philippe II, non plus son penchant pour le célibat, mais sa religion. Le comte de Feria en fît part au roi son maître.
Dixome despnes de haber comenzado k hablar un poco en estotra materia que ella no podia ca9arse con Y. Mg' porque era Erege. Yo me admire mucho de oyelle decir aquellas palabras, y le soplique me dîjese la causa de verla tan diferente de como otràs yeces me habîa bablado en aquellas materias, y nunca se me aclaro.
Feria pense qu'elle est poussée à ce refus par les partisans de la nouvelle religion, qui s'aperçoivent bien que le roi catholique ne la demande en mariage que dans l'intérêt de l'ancienne. 11 la trouve très-résolue et lui fait entrevoir le danger auquel elle s*expos<3. Il ajoute en effet :
Y asi me replicé tantas veces que ella era eretica , y que no se podia casar con Y. M. tan desosegada y tan alterada , y tan resoluta, en que queria poner la religion como la dejô su padre, que le vine à decir, que yo no la ténia à ella por eretica , ni creia que permitiera las cosas que en el parlamento se trataban , porque si mudaba la religion se perderia, y que Y. M. no se apartaria de la union de la Iglesia por todos los reynos del mundo * .
Philippe II tourna alors ses vues du côté de la France , avec laquelle il négociait la paix à Cateau-Cambrésis, et il écrivit au comte de Feria :
Conde primo... he entendido la resolucion de la Reyna, en lo de su casamîenfo, y aunque no he podldo dexar de recibir pena , de que no se aya venido à concluir esto , que yo tanto deseava , y que paresce que convenia al bien publico : todavia pues à la reyna le ha parescido que esto no era necesario, y que con buena amistad se conseguiria el mismo fin , yo he quedado dello satisfecho y mny contento de lo que ella se contenta '.
Deux semaines après , le comte de Feria apprit le 7 avril , par un courrier que lui dépêcha Philippe II , la nouvelle de la paix conclue les 9 et 3 à Cateau-Cambrésis et du mariage arrêté de son
> Le comte de Feria à Philippe II , Londres , 19 mars 1659 , Arch. de Slmaneas, Ingl., leg. 812.
> Dépêche de Philippe II au comte de Feria , de Bruxelles, 23 mars 1569, Arch. (le Simancas, Nefif. de Kstado, Ingl , leg. 812.
maître avec Elisabeth de France, 6lle d'Henri II. Il alla voir la reine, qui le reçut con buen semblante. Il lui exprima ses regrets de ce qu'elle avait laissé échapper l'occasion d'un pareil mariage. Voici ce que lui répondit Elisabeth :
M Commenzo a decirme que habia entendido que V. Mag' estava casado , soridiendose diziendo que su nombre era dichow, y algunas veces dando unos sospirillos à bneltas de la risa. Dixele que aunque via que era grand bien de la cbristiandad esta paz , yo no me podia akgrar de ver casado é V. Mag' y no con ella, y de que no me huviesse querido créer, habiendola importanado tanto y suplicado, viese cuanto le convenia casar con V. Mag«i, y entonces salio con decir que por y. Mag* havîa quedado y no por ella , que ella nunca me havia dado respuesta , y que yo le havia dicho que tan poco lo havia escrito à V. Mag<>. Dixele que bien sabia ella la verdad, que yo no havia querido tomar respuesta porque entendi la que me queria dar, y que en négocie de aquella calidad entre dos principes tan grandes como Y. Mag* y ella, yo ténia obligacion, ya que no se conformavan, dalle tal salida que no pudiesse causai* alguna indignacion 6 dessabrimiento en la una parte ni en la otra, y que esto havîa procurado de hacer y que para ello me havia pasado mas de su parte que delà de V. Mag', y que bien vie elhi que yo le dezia verdad. Confesse me que era assi, y despues tomd à decirme, que F. Mag^ no devia de estar tan enamorado delta, como yo le havia dicho, pues no havia tenido pacienda para aguardar cualro meseSf y muchas cosas destas, como persona que no le ha placide nada de la determinacion que Y. Mag<* ha tomado.... lo que en este poco tiempo he entendido despues que viné la nueva de la paz es , que ella y todos han sentido mucho el quedar Y. Mag* y el rey de Francia tan juntos, y que estan muy temerosos de que esta amistad ha de redundar en su dano ' . »
Après avoir reçu cette lettre, Philippe II écrivit au comte de Feria d'entretenir la reine Elisabeth dans la crainte que lui avaient causée la paix de Cateau-Cambrésis et l'alliance étroite des deux souverains qui l'avaient conclue , afin qu'elle demeurât bien persuadée qu'elle serait dans le plus grand péril s'il ne la soutenait pas. Feria devait ensuite lui donner les plus grandes assurances de l'amitié que le roi catholique avait pour elle , et de la ferme volonté où il était de
* Ferla àPhUippc II, Londres, Il avril 1559, Arch. de Simancas, Inglat . leg. 813.
418 MÂHIE 8TUART.
Taider à conserver et à affermir sa couronne ; il s'exprimait ainsi :
«... Vos procureis de confirmar à la Reyna y i los suyos en el temor que, segun decis, ellos mismos muestran tener del dafio y peligro en que se liaiian , de manera que conozcan y entiendan bien , como estan perdidos si yo no los amparo y deiiendo , que no dudamos lo tocaran facilmente oon la mano, ai lo quieren considerar, siendo eosa fan Clara....
V Deapoea de aver puesto é la Reyna este miedo por la YÎa y razonea» que vos alla Tereis ser mas a proposito para que abre los ojos» à mirar lo que cumple y satisfaga del zelo coa que yo me muevo à advertirla de esto» le ofrecereis de mi parte y la harels cierta que yo no he dafal^ tar de corre^ponderla con todo lo que pudiere para ayudarle é con* ser far su reyno, y é establecer sus eosas, ni mas ni manos que las raias propriasy asi por el grande amor y aficion que le tengo, de la quai ni la paît ni la alianca que he (omado con Francia ma apartaran jamas, entes procnrare de estrecbarla mas con todas las demonstracionas y buenos oficios que yo pudiere , como tambien por mi interese proprio» y por el dano que se ne seguiria , si , lo que dios no quiara , esa reyao ▼eniase à otras manos que las suyas, como facilmente podria suoader, si con efecto no previene con tieropo y provee luego del verdadero y unico remediOy que es no permitir que en lo de la religion aya nevadad, que baziendo esto y tomando é unes da los archiduquea» mis prloma, por marido..., allana y asegura todaa sus cosas ^. »
Feria vit la reine Elisabeth, et lui parla conformément aux ordres que lui avait envoyés le roi son maître. Il lui donna à entendre que Philippe II n'agissait que d'après la grande affection qu'il avait pour elle.
« Y como quien, ajouta-t-il» ténia por propio su dafto o su provecho. Ella me respondid blandaraente que agradecia à Y. Mag<^ lo que le mandava à decir. »
Malgré ces témoignages de gratitude , Elisabeth annonça à Feria les changements qu'elle so proposait de faire en matière de religion. Feria s'en montra stupéfait et lui adressa les plus vives représentations sur la gravité et le danger de pareils changements. Il l'engagea , dans l'intérêt de son royaume et dans le sien , à ne pas ré-
* Philipp» Il ao comte de Feria, de BrozeUea, 94 avril 1669, ▲rch. de Stnascas, Ingl., leg. 812.
voquer les saintes lois que sa sœur et le roi catholique avaient établies en Angleterre , et lui rappela :
« Los buenos oflcios que Y. Mag* harla hecho con el papa para que no procediese contra ella. »
Elisabeth répondit que c'étaient des choses qui intéressaient la conscience , qu'elle les avait toujours crues , comme le savaient la reine sa sœur et le roi catholique , et qu'elle espérait se sauver aussi bien que l'évéque de Rome.
N Me diio que se pensava salvar tan bien oomo el obifpo de Roma. »
Toutes les représentations de Feria furent inutiles. L'ambassadeur espagnol n'attendit plus rien que de mauvais de sa part , et quant au projet de la marier à l'archiduc Ferdinand , il dit :
« A)guna.s vezes da à entender que se quiere casar con él y que no e« nnuger ella que ba de tomar sino un grand priocipe, iras este dizen que esta enamorada de milord Roberto y nunca lo aparto de si. Si las e^ pias no me mienten, que no lo creo, por la razon que de poco aça nia bail dado, entiendoque ella no tema hijos; pero si el arcbiduqueeshombre^ aunque ella se muera sin elles, se podria quedar con el reyno tenieiuto las Êspaldas de Y. Mag' '. »
Lorsque la révolution religieuse fut accomplie par le parlement et la reine , que le livre de commune prière eut rétabli le culte réformé, que la juridiction pontificale eut été abolie, que la suprématie religieuse de la reine eut été reconnue , que des lois sévères eurent été portées contre ceux qui admettraient encore l'une et contesteraient l'autre , que les évéques catholiques contraires à ces mesures eurent été envoyés à la tour, Philippe II persista , dans un intérêt politique , à protéger Elisabeth auprès du pape avec lequel elle avait rompu , dont elle n'avait pas voulu recevoir le nonce , et qui voulait la déposer. En août 4 559 , le roi d'Espagne fit tous ses efforts pour détourner Paul IV et de l'excommunier et de la détrôner, et demanda, s'il n'y réussissait point, à être investi de la couronne d'Angleterre , qui sans cela serait revenue au roi de France , François II , par sa femme, Marie Stuart. Voici la curieuse dépèche qu'il écrivit à ce sujet à son ambassadeur à Rome , le cardinal Pacheco :
Ya sabeis lo qne eatot dias passades ha scripto é Sq Saotidad daadole
s Ftrla à FUUppa H, 98 «vrU IMf, Àreh. de StmiBcas, Ijigl., !eg. 81».
440 MARIE STUAKT.
aTîso en diversas veoes de las cosas de Inglaterra y det estado 7 terminos en que se hallavan , y como haviendole enviado é suplicar que ne procediesse contra la reyna ni hiciesse otra demostracion hasta Ter lo que aprovecharian los medios que con ella se tratavan y se le hayian propuesto , que eran de tal calidad que se podia esperar dellos alguna buena salida , Su Santidad se contento muclio desto , y me escrivio lo mismo que à vos os dijo que esperaria mi ayiso y se deternia todo lo que sîn perjuicio de su autoridad pudiesse. Agora haviendose ofrescido esta mi partida à Espana , como jpor otra digo, me ha parescido que no compliria con lo que he scripto ni con lo que doTo à la Toluntad con que Su Santidad ha tomado esto negocio y respecte que ba tenido é mi aTiso y suplicacion sino le avisasse por vuestro medio delo que en esto passa , y estado en que quedan los negocios, y assi le escriTO un capitule en la carta de creencia que os embio, del tener que tereis por la copia délia ^ en vertud de la cual quiero que le digais que haviendo yo hecho bacer todas las diligendas y officies possibles assi por medio del conde de Feria como del obispo del Aguila , mi ambaxador, que alli réside , para que no se arrojase en lo de la religion y despues desto propuestole casamientos muy convenientes de algunos principes catolicos y por cuya mano se pudiera esperar muy gran remédie en ello , no solamente los ha recusado , pero ni esto , ni todo lo demas que se ha hecho ha aprovechado ni ha sido bastante para que no prpcediese à confirmar la ley hecha en el parlamento y a llamarse gobemadora de iglesia anglicana , despues de la cual ha hechado y desterrado la misa de su reino, y mandado que se diga el officie en Yulgar ingles y privado à los obispos que no han querido consentir en esta ley de sus obispados y de los bienes que tenian de aquel reino y a los principios los mando echar presos y diô lugar a que fuesen muy maltratados y menos preciados , aunque despues ha hayido en esto alguna mas templanza , porque a ninguno han forzado à jurar esta ley» y asi como antea echavan presos los obispos en la torre de Londres , agora los dejan estar en casa de sus hermanos y parientes y no los tratan tan mal como solian y se espéra que no procederan con elles tan rigurosamente como lo han hecho hasta aqui. Tambien se entiende que hay muchos catolicos en aquel reino que perseveran en nuestra antigua y Terdadera religion y estan determinados de morir antes que de jurar en la ley que esta dicha , y en estes son casi todos los obispos entre los cuales hay personas de muy grandes letras y religion.
Esto es lo que ha passade en Inglaterra y el estado en que estan alli las cosas y de que quiero que deis razon à Su Santidad y le digais
quanto quisi^amos que huvieran aprovechado los ofticios que sobre ello he hecho y medios que he propnesto ; mas que ha^iendo salido tan en yano , he querido avisar à Su Santidad por Yuestro medio de lo que pasa y asi sere servido que vos se lo digais y bagais eutender particuiarmente con la buena manera que sabreis usar, y que juntameote despues de baberle dicho todo. esto , le digais que aunque baTria muy grandes causas y ocasiones para que Su Santidad no dissimulase nna oosa de tal calidad, todavia con el animo que Su Beatitud me ha dado para decirle y acordarle con toda llaneza y sinceridad lo que se nos ofrece , le acordamos y suplicamos que considère , estando las cosas de la christiandad en los terminos que se hallan y la paz y quietud que Nuestro Senor en ella ha dado , los danos y inconvenientes que podrian nascer y resultar si Su Beatitud tomase este negocio con rigor y no usasse de la moderacion y templanza que se requière; mayormente oonsiderando que esto séria Irritar en gran manera los animos destos que van errados para que procurasen de bacerlo peor y perseguiesen y tratasen con mas odio y disfavor à los catolicos, y tambien por hayerse moderado en parte como esta dicho el mal tratamento que se hacia alli à los obispos , y pudiendose en alguna manera esperar que , o sucediendo bien el casamiento de aquella reina , o por alguna otra via Nuestro Senor poma la mano en ello , todo esto para que Su Santidad tenga por bien de no procéder à declarar à la reina, en lo cual haveis de hacer instancia con Su Beatitud y suplicarle que lo pondère y considère muy bien con su muy escellente juicio , certificandole que no nos mueve é ello otra [cosa , sino el deseo que tenemos de la quietud universal y que no se muevan ni despuer ten cosas que la perturben y teniendo la mano en ello tan de veras como la calidad del negocio lo requière.
No haveis de pasar à hacer otra diligencia de las que aqui abajo se 08 diran hasta estar del todo desenganado y tener del todo perdida la esperanza desto , de lo cual nos avisareis y de la resolucion que Su Santidad en ello tomara. Y si todavia Su Santidad no-obstante esta diligencia quisiese procéder contra la reina y el reino , haveis de procurar que se excepten en la sentencia y no se coniprendan los obispos y otras personas catolicas que no han consentido en la diclia ley, y en los errores que despues délia han succedido , porque séria gran disAivor à los catolicos si fuesen tratados igualmente con los malos , aunque esto no los comprehenderia , siendo ellos tan christianos como son. Ya que no podais estorbar que no procéda Su Santidad contra la reina como esta dicho y liaveis de tener gran aviso y diligencia en procurar que no de el derecho de aquel reino à ninguno porque séria causa de multos
roalos y trabajos , y es de créer que en proeediendo contra ella ae le ha de pedir à 6a Santidad el dereeho por parte del rey de Franeia ( pero vos haveia de procarar de impedirlo diestramnite y coa teda buena maBera y disaimalacioB, para que en ningana forma lo concéda, porque séria del Inconveniente que podeis cons&derar y en esto haveia de inaistfr muy de proposito, porque aerja en segondo f^rado lo que maa eonvernia , y en caso que Su Santidad toda?ia persietiese en que con* ▼iene A su autoridad dar este dereclio à alguno por causas que le mo» veran à elle, haveis de tener la mano en suplicarle con todo enearecimiento, que tenga por bien de darnos el dereeho deste reino, como ya estes dias passados voa me escrivistes que os lo havia apantade, que holgaria de hacerlo , aunque no sabemos ai despues se tia reflrmado en elle y en este le haveis de apretar muy de veras pidiendola que le haga con todo el secreto que sera posible porque no tome la reina de Inglaterra , ni los ▼eclnos ocasion de alterarse y vos os obreia en ello con la dexteridad y prudencla que en semejaate caso es menester, a^isando nos siempre de un tiempo à otro de lo que en todo hnTiere, porque os manderoos responder lo que mas conyorna sobre ello * .
Le pape , condescendant aux désirs de Philippe II , lui aurait accordé rinvestiture du royaume d'Angleterre , dont il lui assurait la possession après qu'il l'aurait conquise , comme l'établit la dépèche qui suit. Mais PhUippe II fit abandonner à Paul IV lé projet d'excommunier et de déposer Elisabeth. Les considérations politiques l'emportèrent chez lui sur les sentiments religieux , et la prudence de son ambition arrêta la cour de Rome. Il en fut de même deux ans après en < 561 , lorsque Marie Stuart, devenue veuve de François II, était sur le point de retourner en Ecosse. La reine Elisabeth , de plus en plus engagée dans les voies nouvelles de la réformation protestante, ayant refusé de recevoir le nonce du pape et de prendre part au concile de Trente , Pie IV était disposé à procéder contre elle. Philippe II lui donna avec habileté les raisons qui devaient l'en empêcher.
Habiendo entendido por cartas de madama de Parma , ml hermana, y por las del obispo Quadra, mi embajador en Inglaterra , la respuesta que la reyna havia hecho dar al abbad Martinengo , nunclo de Su San-
' Carte de Su Magetted al cardenal Pacheco, de Freselingas, a 22 de ftgoito 1669 , Arch. gen. de Slmaneas , Neg. de Eitedo, Roma, leg. $66.
tidad qa« en efTecto Aie no le querer admitir, ni dejar entnir en sd feino con la propuesta y embajada que llevava sobre lo dei concilio (eomo ya lo havreia eabido por lo que de alli m os bavra scripto), di orden al doque de Alba , que lo hicieee entender al obîspo de Terrachina » nnncio de Su Santidad , el cual , en conformidad de lo que le havia mandado, le dixô que se de?ia bien acordar eomo agora un anoy euando 8u Santidad déterminé de embiar à aquella reina al abbad de San*Saluto sobre esto mismo le bavianios becho representar y poner delante los inconyenientes grandes que de su ida podrian résulter, por estar aun muy cruda la materia, y no ser tiempo de hablar «1 ella , y que baviendo tenido por bien de creernos , Su Santidad le havia mandado volver, y que despues ( aunque de la yda del Martinengo se temia lo que ha succedido) segnn que vos lo dinistes de ml parte 4 $a Santidad y se ha visto por la respuesta que la dicha reina ha dado que lo havemos sentido quanto es razon , por lo que toca à la auctoridad de Su Beatitud y dessa santa sede , todavia nos parescia que Aie oficîo necessario y que convenia haoerse porque llamandose los otros principes al concilio gênerai , si aquella reyna no fnera convidada para el f tuTiera eacusa aparente y causa de agraviarse , lo cual cessa agora eon el campllmiento que con ella se ha becho , y que porque podria ser que Su Santidad moTido con la rasM)n que para ello paresce que temia , del desacato y descomedimiento que la dicba reina ha usado, en no haver querldo admitir , ni olr à su nunclo , quisiese procéder 4 deelararla por cismatlca y privarla del reino de laglaterra ^ nos liavia parescido acordar y supllcar é Su Santidad que por agora en ninguna manera lo deve hacer, porque » si la déclara y procède 4 priTacion y m se ejeeuta , ee perder reputacion y irritarla y ponerla mas dura y en Hiayor deseaperadon sin ningun fructo, pues dedarandola y privandola me tocaria 4 mi la conquista y ei^pugoacion de aquel reino , eomo al nnas obediente hijo de Su Santidad , y que para hacerla yo no me hallaba al présente con la comodidad y cosas neoessarias para una tal empresa, y ya que me hallara » es cosa muy certa que se oponlan 4 querermela estorbar Franceses, y Alemanes , de que es de temer que se ▼erna 4 perturber la pas y sosiego que al présente hay en toda la criètiaadad y por consiguiente, 4 desbaratarse la celebracion del concilio que séria del dano e inconveniente que el podra juzgar , sieqde el uniço remedio para réparer las cosas de la religion en éstos tiempos. Que adelaate» en mejor razon» y hallandome yo con mas aparejo, no faltarian occasiones eomo se pudiesse cumplir y ejecutar lo que So Santidad quiaieae en eata {larte , aasegnrandole que yo no dejaria de
444 MÂR1£ STUAHT.
poner mis fuerzas y aun mi proprîa persona , si ftiere menester para que se haga lo que conviene é su autoridad y contentamiento , anadiendo à esto el Duque que Su Santidad y el mismo nuncio podian bien pensar que ninguno en el mundo havia desseado y procurado mas que yo el remedio de las cosas de la religion en aquel reino , si se oonsiderase un poco atras lo que de mi parte se hlzo y trabajo en elJo, casandome por este fin, principalmente oon la reina que baya gloria , estando ella en edad y disposicion que naturalmente se podia tener poca esperanza de succession y poniendo mi persona en el peligro y aventura que se sabe con yr à aquel reino y estar en el tantos dias con grandes gastos, lo cual todo dimos por bien empleado con la meroed que Dios nos bavia hecbo en abrir los ojos à los de aquel reino y bayerse reducido , en nuestro tiempo y por nuestro medio , al verda-' dero camino y à la obediencia y gremio de la Santa Iglesta Romana ; de manera que por la bondad de Dios mientras la reina y yo lo tubimos, se conservé y augmenté en la religion, quanto se sabe, hasta que succediô en el la Reina, que boy es, que lo ba pervertido todo, lo cual sentia tanto la Santidad de Paulo 4o, que quiso procéder luego contra ella y privarla del reino y darnos la investidura del , segun enfonces nos k) embiô à decir y ofrescer con grande amor, y que aunque yo estime la Yoluntad de Su Santidad en lo que era razon , y ganaba en ello lo que se vee , embie à supUcar à Su Santidad que por entoncea no la declarase , ni privase del reino , poniendole delante taies razones que suapendiô el negocio , teniendo por cierto que le deciamos lo que conTenia y que asi creiamos que lo baria agora Su Santidad, en no pasar adelante en esto de la privacion de la didui reina ; pues nuestro çelo y fin no era otro que de lo que convenia al servicio de Dios principalmente, y al sosiego de la cristiandad y que las cosas de aquel reino se Uevasen por camino que aprovechase locual todo bolgé decir el nuncio (segun que despues me refirié el Duque) ofresciendole que de muy buena gana baria relacion dello é Su Santidad , por sus cartas y el oficio que convenia, para que se conformasse con nos en esta parte ; pero o que se le olvidasse, o que lo biciesse de industria, no le repliée cosa ninguna à lo que el Duque le apunto de la investidura del reino de Inglaterra , que le dijô que nos bavia ofrescido y queria dar el papa Paulo 4« y con esto se acabé la platica, de la cual liavemos mandado que se os dé particular aviso, para que sabiendo lo que en esto ba passade , vos alla hagais , conforme à ello , relacion de todo é Su Santidad.
Y le pidaSs y suppliquais de nuestra paHe con toda la modestia y
templança que se requière , que por las razones dichas y otns que tos por vuestra pnidencia en conformidad délias sabreis ballar, que tenga por bien Su Santidad de no procéder en manera alguna por agora à mas declaracion contra la dicba Reina dé Inglaterra , haciendole muy bien entender el animo con que nos movemos à acordarle esto , que verdaderamente no es otro que del senricio de Dios , y de lo que compte à la auctoridad y reputacion de Su Santidad, con que yo tengo mas cuenta que con la mia propria, y aTîsamoseis de comolo tomarà y de lo que os responderà muy en particular, y tambien si os tocarà algo en lo de la investidura de aquel reino que nos oflrescia Paulo cuarto y coiho sale à ello , porque holgaremos de saber su voluntad en lo uno y en lo otro lo mas presto que se pudiese : advirtiendoos que en esto de la investidura no habeis de liacer mas oficio del que aqui entendeis que bizo el Duque con el nuncio, y cuando quisiese Su Santidad passar adelante en ello , le respondereis que nos lo referireis sin alargaros à mas porque assi conviene \ — De Madrid , à 1 6 de juTio 1 561 .
ÂPPEKDIX B.
Vers adressés par Chastelard à Marie Stuart et insérés par le Laboureur dans ses additions aux Mémoires de Michel Castelnau.
Antres, prez , monts et plaines, Mais qui pourra entendre
Rochers , forests et bois , Mon soupir gémissant ,
Ruisseaux , fleuves , fontaines , Ou qui pourra comprendre
Où peràu je m'en vois : Mon ennuy languissant ?
D'une plainte incertaine , Sera-ce cet herbage ,
De sanglots toute pleine , Ou Peau de ce rivage ,
Je veux chanter, Qui s'écoulant ,
La misérable peine , Porte de mon visage
Qui me fait lamenter. Ce ruisseau distilant?
1 Lettre de Philippe II à ton ambassadeur Vargas. Arch. gen. de Simancat, Ne g. de Est. Inglaterra, leg. 891.
MARIE STUAHT.
Oo ces flembres Talléen Ota je vois maintes-fois Les flenro écherelées SauteHer sous mes doits?
Oo les déserts repaiiH»
De ces lieux solitaires , Qui seuls sont secretaii«s Da mes piteux regrets?
O Déetise immortelle , Escoute donc ma Yoix , Toy qui tiens en tutelle Mon pouvoir sous tes loix.
Afin que si ma vie Se Toit en bref ravie,
Ta cruauté La confesse périe Par ta seule beauté.
Ces flots qu^on voit descendre,
De ces rochers icy,
Te pourroient bien apprendre
L'horreur de mon soucy ;
Veu que Tun d'amitié
Se fend par la moitié :
L'autre courant, Avec moy de pitié Par les champs va mourant.
Hélas , non ! car la playe Cherche en vain guérison , Qui pour secours essaye Aux choses sans raison.
Il vaut mieux que ma plainta Raconte son atteinte
Amèrement , A toi qui as contrainte Mon ame en tel tourment.
L'on voit bien que ma face S'écoule peu à peu , Comme la froide glace A la chaleur du feu.
Et néantmoins la flàme , Qui me brûle et enflàme
De passion , N'émeut jamais ton ame D'aucune affection.
Ces buissons et ces arbi'es Qui sont entour de moy.
Ces rochers et ces marbres Scavent bien mon éraoy.
Bref rien de la nature N'ignore ma blessure ;
Fors seulement, Toy qui prens nourriture En mon cruel tourment.
Mais s'il t'est agréable De me voir misérable
En tourment tel, Mon malheur déplorable Soit sur moy immortel ' .
* Mémoire! de Michel de Casteinaa, deux vol. in-folio. Bruxelles, 1731, 1. 1, p. 549 et 550.
Appendix C.
RELACION QUE DIO DIEGO PEBEZ , gBCABTARIO DEL OBISPO QUADRA Dl LA GOUtSlOII QUE TRATA, t E8TAD0 EN QUE DEJÔ LAS G09AS EN IffGLATBRRA. DE MONiON , A 4 DE OCtUBRl DE 4563.
Lois de Paz se embid de Londres la buelta de Chestre que es firontero de la Costa de Irlanda, oon ocasion de buscar unos piratos que kaTian robado una nao espanola que irenia de las Indias en el cabo de San Yioente , para lo quai Uebava una carta abierta de la reyna de Inglaterra que le faboresciesen à ello sus ministres ; llegado é Chestre fue en casa de un Mre Bal pensionaiio del rey nuestro senor, el quel sirve con mucha tohintad , y dijole el Luis de Paz que hiba a buscar ciertos piratas , y porque à Irlanda emblava un correo eon otra carta para el conde de Susses y Tinrey de aquella Isla» que el pensàba yr la Tuelta de Escocia donde pensaba ballarlos , y que le eneaminase por donde fuese seguro. Kl dicho Mre Bal le encamino y se metieron todos dos en un nayio y paaaron é Irlande donde se quedd el Bal , y dijo à los marineros que llerasen al Luis de Paz en tierra de Escociai loqual bicieron asi, y prostguio su oamino donde aquella Reyna estaya Y como llegô alli fue a hablar al dieho Ledinton , dandole una caiia del dicho erobajador Quadra, enquesolamente le rogaba que favoresciescal negocio del diclio Luis de Paz sobre lo de las piratas y diole contraseno que llebava , sin que nadie lo Tiese como dello hiba advertido^ y dadô lo sacé a la campana y alla le dijo a lo demas que biva y que queria decirselo à la Reyna.
Tornades de alli bablo luego el Ledinton con la Reyna y se juntaron en consejo ella y milort Jaymes, su hermano, y el Ledinton, y acordaron que por no causer sospeclia con la yda de Luis de Paz, que pues el yra eon la demanda de los piratas que asi se publicase y en publico ablase â la Reyna sobrello. La dicha Reyna salie a pasearse a la campana para este efecto donde le ablé el Luis de Paz y dijo À alta voz que el biva a tupliear a Su M** le mandase favoresœr para que fuesen castigados los dlchos piratas dondequieni que se ballasen. Luego la dicha Reyna mandé Apartar los que oerca délia estaban para oyr lo demas libremente , y le dijd eomo el embajador del rey de Espana le emblava para hacerle saver como su amo le havia escrito , que le placia y se contentaba dar orejas à la platica de 8u casamiento , y que porque escrivir no
i48 MARIE STUÂRT.
lo podia fiar, ni de palabra a nadie , que asi le estaba encomendado, ni el podia bir a ella , Su M*' le embiase una persona de quien se fiase y tuviese entera noticia de los negocios de su reyno, y el estado en que los ténia , y asi mismo de las inteligencias que en el reyno de Inglaterra ténia , y .que sobre todo le encargaba el secreto del negocio como é la calidad y buen suceso del convenia.
Sobre este fundamento tomaron à entrar los dichos Reyna, milort Jayroes y Ledinton en consejo, y aunque les parecio que à ello viniese el dicbo Ledinton como persona y origen de la platica , todaria pensaron veer que séria muy sospechoso en Inglaterra, no teniendo otros negocios que tratar con aquella reyna, aoordaron de hacer eieccion del obispo de Rose , présidente del consejo , persona catolica y que desea el efecto del negocio , y que séria mas à proposito y satisfaccion del dicbo embajador, y pues se ofrecia tan buena ocasion al dicho Rose que bavia de venir à Francia a curarse de cierta enfermedad, que séria lo mejor acertado , para lo quai ténia ya pasaporte de la reyna de Inglaterra. Y que podia venir por su corte a visitarla y al embajador de Francia , y que asi podia yisitar al de Espana y entender del lo que bavia , y que con el dicbo Rose embiarian otra persona para que bolviese oon el recaudo que se buviese entendido del obispo de la Quadra. Con esta respuesta se volvid el dicbo Luis de Paz para Inglaterra quedando muy satisfecha la Reyna del secreto que le bavia encargado , por desear ella el mismo y saver que el Emperador, la Reyna madré y la de Inglaterra estavan muy celosos de este negocio , la quai tanvien dijo al dicho Luis de Paz que los negocios de su reyno y los de Inglaterra ténia en buena disposicion, y que se bolgaria mucho que quando alguna cosa se le huviese de embiar à decir que ella buviese de bacer, ser la primera savedora. Quando al obispo de Rose fueron à hablar para que luego se partiese, lo hallaron impedido del mal , de manera que al présente no se podia partir basta la fin de agosto , y pareciendoles mucha dilacion , escrivio el Ledinton una carta à Luis de Paz que le alcanzô en el camino , en la quai le decia no poderse partir tan presto el de Rose , y que a esta causa embiavan delante a Rolet secretario tambien de aquella Reyna catolica , con el mismo recado que el de Rose podia traer.
Llegô a Inglaterra el Luis de Paz donde el embigador estava quatro oras antes que muriese , y le oyo la respuesta que trahia. £1 secretario Rolet vino y hallando al embajador muerto no par6 en Inglaterra, y parose luego en flandes donde quedava à los diez de setiembre oon el cardenal de Granvela ' .
* Arch. gen. de Simanca<!) Seg. de Dstado Inglaterra, leg. n" 816.
APPENDICES. ii9
Appbndix D.