‹ Histoire de Marie StuatChapitre 40 sur 214 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

royaume d'Angleterre ^ C'était le politique le plus intelligent, le plus adroit, le plus pei*suâsif et le plus versatile de TÉcosse'. Il sut convaincre Elisabeth ^ par l'évidence de son intérêt. Aussi cette princesse

envoya-t-elle à Berwick le duc de Norfolk , qui conclut en son nom tme alliance défensive avec Maitland, Balnaves *j Pittarow *, Ruthven *, commissaires de la congrégation. On convint que la reine d'Angleterre fournirait des secours au duc de Châtellerault et à son parti jusqu'à ce qu'ils eussent chassé les Français de leur pays , et que le dud de Châtellerault et son parti joindraient leurs forces à celles de la reine d'Angleterre si elle était attaquée

» Tyller, t. VI, p. 175-77-78,

' La baroonie de Lethingion était une vieille tour massive dans le Lotbian oriental, à un mille au sud de Haddington. (Knox, t. I, p. 137, note 2.)

^ Master Henry Balnaves était un des plus anciens et des plds fermes soutiens du protestantisme. Il avait été pris au ebàteau de Saint-André en 1547 et conduit captif eu France au ebàteau de Rouen. Il était avocat) lord de session en 1558. Il mourut en 1570. (Knox, History, etc., t. I, p. 70, 99, 102, 282, 286, et note 1, p. 286.)

* Sir Jobn Wisbart, laird de Plttarow, était compté parmi les principaux barons du parti réformé. H reçut plus tard de Marie l'office de contrôleur. (Knox, 1. 1» p. 274, 337, et t. II, p. 311^ note 1.)

* Lord Patrick Rutbven, prévôt élu de Pertb, depuis 1554 jusqu'à sa mort en 1566. Ardent sectateur du culte nouveau. (Knox, t. I, p. 337, note 1.)

8i MARIE STIART.

par la France. Afin de ne pas laisser à ce traité un caractère factieux de la part des confédérés et déloyal de la part d'Elisabeth , les sujets de Marie Stuart le conclurent au nom de leur souveraine, et promi- ^k

rent de conserver intacte leur obéissance envers elle en tout ce qui ne tendrait pas à ruiner les anciennes lois et les vieilles libertés du pays '.

Cette intervention de TAngleterre dans les affaires d'Ecosse excita la surprise de la cour de France, qui, après avoir eu la maladresse de provoquer les hostilités d'Elisabeth, lui en demanda compte. Mais Elisabeth savait toujours trouver des raisons adroites pour justifier les actes qui lui étaient utiles. Elle répondit hardiment qu elle ne pouvait considérer la noblesse et le peuple d'Ecosse comme rebelles; qu'elle les regardait, au contraire, comme de fidèles sujets de la couronne depuis qu'ils avaient risqué d'offenser le roi de France pour défendre les droits de sa femme, leur souveraine. « En vérité, ajouta-t-elle , si les barons permettaient que le gouvernement de leur royaume fût arraché de leurs mains durant l'absence de leur reine; s'ils renonçaient mollement à l'indépendance de leur pays natal pendant que leur reine suit les conseils non des Écossais, mais des Français, sa mère et d'autres étrangers étant ses conseillers en Ecosse, le cardinal et le duc de Guise Tétant en

« KWtli,p. i 17-18-10.

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