CHAPITRE n
équipage au palais d'Holyrood. Le soir, les bourgeois d'Edimbourg vinrent faire entendre sous ses fenêtres le bruit de leurs violons à trois cordes et chanter des psaumes pour célébrer son retour et en montrer leur allégresse ^ Les sons de cette musique discordante, les cantiques de ce culte sombre, qui n'était pas le sien, ajoutèrent aux mélancoliques impressions qu'éprouva Marie Stuart en rentrant dans un pays où elle se sentait étrangère, dont elle n'avait pas pris les mœurs et ne partageait plus les croyances.
* A Et qui pis est, le soir, ainsi qu'elle se vouloit coucher^ estant logée en bas, en l'abbaye de Tlslebourg, qui est certes un beau bastiment, et ne tient rien du pays, vindrent sous sa fenêtre cinq ou six cents marauts de la ville lui donner Paubade de méchants violons et petits rebecz *, dont 11 n'y en a faute en ce pays-là, et se mirent à chanter des pseaumes, tant mal chantez et si mal accordez que rien plus! » Brantôme, t. V, p. 95, 96. — Knox, t. I, p. 269, 270.
* Violon grossier à trois eordes. —Mémoires de la Société des aniiqnaires de France, nonvelle série, t. Vil, p. 105 , dans la Dissertation de If. Bouée de Toulmon, êur la instruments de mutiifue tmplityis au moyen âge.