‹ Histoire de Marseille (volume 3)Chapitre 29 sur 29 · II · texte numérisé non relu

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nombreux poar inspirer de la jtloude et deia » rivalité ■ . Des missionnaires ambulants vinrent en 1820 réchauffer les croyances catboliqnea qui communiquèrent leur enlhousîasme aux opinions politiques. D'un autre côté , l'administration ^|^. comte de Villeneufe, doux , bienTcillant, enmJfF de la fraude «t de l'arbitraire , protecteur éckm des lettres et des arts, conciliait l'esprit puUièJ au gouvernement des Bourbons; de aorte que le rojalisme vivait puissant et respecté : aenlipaent quelques parUians de la cause consUtntioaaeUe apparaissaient sao* exercer la moindre influence. Aussi bien, la plupart d'entre eux, qn'étaientils7 des valets de l'empire qut portaient sur le corps lo5 stigmates de la servitude; de vieux jacobins sans lumières, qui avaient jadis gàtc la libcrtû cl qui ne comprenaient pas mieux nos nouvelles idées et nos besoins nouveaux. Cepen-

dFcci<l>!<ii rommuacs. Lcnombredet prole»Unt*c«td««inq à «il mille à Miririlk.

■ On ronpie dan* \t départenent qum Icmplei untiitn , M^oir : â Miricillc, Aîi, Arlt* H Salon. Celui dfl HtneUle, qui ihte (!<' I 7go, al roluUtorial et àeutrr'i par un graadrdbbin auquel nt adjoint un rhaptrc. L«* iroi* aulrM lynagogurt, ouvrrtrt de iHiio à iflo4, ioutromniDiuIncI d^pcndcnl du contiitoir« de Maneillei cIIm ont rhacuiit sa ebmatn nommr par ce c«niiitoirt , qui e*t tubordoBué an coiui' ifiilnl de Pari*.

lyï i-irai'lili-i, quoique peu Dumbreux, ont foiwU à teille, par leun toiucriprinit* annuelle*, niw jcoh gnti une lorl^it- dr bienfatunrc.

avec rapidité des bâtisses nombreuses * ; la popa« lation s'accroissait , la cité s'embellissait de nouveaux édifices et de nouvelles places ; plusieurs coupements importants étaient faits sur la voie publique; lé pavé de la vieille ville , naguère dans un état fackeUx de dégradation , était par» ^ tout réparé, et Tadministration aussi éclairée que vigilante du marquis de Montgrand £ivorii4r' sait tous les établissements utiles. Les professions industrielles s'eierçaient en général avec plus d*habileté ; des sociétés de bienfidsanco s'étaient formées ; on distribuait d'abondants seoours ii Tindigence et au malheur. Une caisse d'épargnes pril naissance pour recevoir avec intérêts les éco* nomics de la classe ouvrière ' , et trente souscripteurs en firent les premiers fonds. Une société académique de médecine existait depuis 1814, ijisignitianle doublure de son aînée qui se distinguait ilVllc en s*appelanl royale \ une école secondaire fui insliluée ^ pour enseigner les premiers clrmcnts de Tart de guérir. Le docteur Guiaud , remarquable par un talent réel et des vertus mo-

' Depuis i8t5 jusque» a la fin f1*octobre i8ia, sept cent vingt maisons nouTelles ont Hé bâties a Marseille. Depau cette demirre époque jusques à nos jours le nombre est également consiJrraltle.

* PourTu que la somme déposée ne fût pas au deuous d'un franc , ni au dessus de trois cents francs. Cet établÎMCflMal fat crée en 1810.

*Kn 181H

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d'intelligciil cl (Vénergic[ur. venait aaus cesse la grossir, et quclfiursitnpatitnlii ncscconlcnUicnt pat des voi«rH K-galcs ; iU conspiraient pour en finir plus tt'it. Suuii les formes du atrfmiuirhme on avait orgaDisii des wnicli^ flccrèlt;» dans plusieurs dépariemenLi, et le nombre des initiés «-tail considérable à UiirMrillc. Pour que les rtvclalions ne pussent compromettre qu'un petit nombre de conjurés, on avait imaginé le système des wiUes par lequel tous les initiés pouvaient correspondre entre eux sans que chacun en conniit plus de sept. Une vente directrice , composée de cinq membres, était établie à Paris; elle correspondait arec le» ventes inférieures par le moyen de dépulf^, et les rôles étaient répartis de telle manière qu'un députe ne (ut jamais en relation qu'avec le même membre de cette haute vente : une organisation semblable existait en province. Les membres de U vente supérieure de Marseille, un seul excepté, ne montraient pas un grand courage ; mais celui qui se distinguait par son infatigable ardeur, celui qui seul avait osé communiquer avec les dépulc-s, était Caron, chef de bataillon au 5** régiment de ligne en gamîsoa il Marseille : sa fortune, son éducation et ic* altetiauccs de famille le faisaient jouir d'une influence considérable. Ses principaux annts furent Vallée, ancien capitaine de cavalerie, tt HlaticIiarJ, ofGcicr à dcuii-solde ; ils aiîrrat tons

connu, à Texception des noms et da nombre des conjurés. Caron prit aussitôt la fuite. Vallée sous le poids des fers se montra toujours admirable; on employa tons les moyens pour obtenir de lui des révélations : les promesses, il les repoussa sans fierté ; les menaces , il les brava sans £ute. Enfin , on imagina de jeter dans son cachot un scélérat échappé du bagne et revêtu de Tuniforme de sergent-major ; ce misérable , exhalant une indignation fiictice, se prétendit victime d'uu pouvoir arbitraire , et parvint ainsi à gagner la confiance du prisonnier, qui lui dit qu'il avait caché quelques papiers k Marseille derrière mie tapisserie indiquée : le forçat libéré sortit de prison. Hlanchard , OrccI , commis courtier, Salomon et Renaud, anciens officiers, Chaflarod et Constantin, propriétaires , furent arrêtés à Marseille. Ces accuses ne révélèrent rien, et on les traduisit devant la cour d'assises du Var, siégeant extraordinaircment à Toulon sous la présidence de Cabasse. Le procureur-général de Laboulie soutint lui-même Taccusation. Par arrêt du 3 mai 1822, Vallée fut condamné à la peine de mort comme agent principal d'un complot dont le but était de détruire le gouvernement du roi, et Salomon ;i cinq années de bannissement comme coupable d^avoir (ait des propositions non agréées. LiC jury résolut affirmativement la dernière question à Tégard dr Blanchard, maisk

OE MARSEILLE. Mi

Pourria, citoyen de Toulon , écrÎTait à Démo»ihcne Olivier, son ami à Marseille, des lettres ob Vallée était représenté comme une yictime digne d'hommages ; une police inquisitoriale saisit ches lui les brouillons de ces lettres et une réponse d'Olivier qui en accusait réception. L'un ht arrête a Toulon , Tautre à Alarseille ; on mit ce dernier au plus rigoureux secret , et Ton instruini contre tous les deux une procédure monstmeoie qui violait le secret des lettres. D'abord on voulut les poursuivre comme complices de Vallée , oa tout au moins comme coupables de non révélatim du complot; cela ne réussit pas, et on les voya devant le tribunal correctionnel comme prévenus d'avoir divulgué des écrits 0«tragcants pour la morale publique, les jurés, la cour d'assises , etc. , et tendant a exciter a la haine cl au mépris contre le gouvernement du roi. Ils furent chacun condamnés à six moîa d^emprisonnement et à mille (irancs d*amcnde : la cour royale d'Aix confirma ce jugement, et la cour de cassation rejeta le pourvoi , malgré les éloquents cQbrls d Odilon-Barrot. Démosthène Olivier in* spirait un intérêt général, et il en était bien digne : irréprochable dans ses mœurs , doué d*une ame généreuse , brillant d'un patriotisme désintéressé, il se plarait avec honneur dans les rangs de cette jeunesse marseillaise qui se montre brillante de tant de vertus civiques.

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les femmes. Tous les détenas éuient confontlus; les jeunes garçons et les jeunes filles enfermés par forme de correction pateipielle se trouTaient dans la compagnie des Toleurret des prostituées. L'estimable Segaud, médecin des prisons , sollicitait depuis long-temps une amélioration pres^cri te par la morale et la philantropie ; enfiu un plein succès couronna ses instances : le conseilgénéral du département seconda les Tues du comte deVilleneuve, et Ton posa, le 19 décembre 1 820 j la première pierre d'une nouTelle maison d'arrêt proche la porte d'Aix, dans Taincienne enceinte desPrésentines. Cet édificCi conTenâblement distribué , fut mis en état de senrice en 1 823, et les prisons du palais de justice servirent de simple maison de dépôt.

L'année suivante , le roi de Wurtemberg , voyageant sous le nom de comte de Teck , vint résider

pendant quelque tcnipA a Marseille. 11 se rendait

tous les jours a une campagne située au bord delà nier ; on y avait construit deux petits pavillons qui servaient k le recevoir à la sortie du bain. Après avoir pris quelque repos, il retournait a Marseille oii il occupait le premier étage de l'hôtel des Empereurs. On le rencontrait dans les rues, sans suite, sans décoration, vêtu d'un simple habit noir.

Les ravages de la Bcvre jaune en Eapagnc avaient éveillé Tattention du commerce marseil-

lement de sa population , aTaient contribué à lui faire obtenir ce résultat beureui; ses relations s'étendaient sur tout le globe. Cette ville recevait année commune plus de deux millions dequintauz décimaui de marchandises ; les arrivages étaient d'environ cinq mille huit cents bâtiments de toute provenance jaugeant près de quatre cent vingt mille tonneaux ; ses exportations s'élevaient an* nuellcment k quatre-vingt millions de firancs et ses importations à cent vingt millions '•

Il y avait du mouvement intellectuel dans toutes les classes de la société livrées à des habitudes mercantiles. Un cours public et gratuit de physique et de chimie attirait de nombreux auditeurs dans Tcnceintc du collège royal. Le professeur Plassiard donnait dans une des salles de TObservatoirc des leçons de gcomclrie et de mécanique appliqfiécs aux arts et métiers. Une école de navigation avait i*to établie. La bibliothèque publique s'enrichissait tous les jours * sous la direction de Jauflfrct, littérateur distingué, fabuliste aimable qu'on lit avec plaisir après Lafontaine parce

* Saint-Fcrrrol, virifiratcuraux douanes, l'un dcsmeoibrft 1rs plus laborieux et les plus instruits de U toriétë de fttatUlîque, a eu robligcancc de nous fournir, sur le commerce aetuel dr Marseille f tous les renseignements qui pouYaient noiuétre née essa ires

* I^ bibliotlir«{ue possède aujourd'hui environ 5o,ooo volume» imprime^ et i3oo manuscrits. La ville fournit aniraelleinenf 3ooo franrs |H)ur aehal de livret et rHinrct.

L* ftatistiqne , appuyée sur des faits certains, féconde ennpprocl)iementsiiutnicti&, indiquant le mourement de la cirilisation sur tonales points du pays , les produits agricoles et industriels , les ressourceset les besoins, est derenue anjourd'lim une étude indispensable. Quelques citc^ens éclaires , animés de l'aoïoar du bioi , exécutèrent en 1 828 un projet qui arait édiouë en 1 822 , la for* nation de l'Athénée ; toute la jeunesse seconda leurs efforts avec une fongeuse ardeur. On parlût de la régénération de Marseille; des flots de lumière allaient enfin dissiper la nuit de l'ignorance; c'était une sympathie )i la mode, un enthousiasme de bon ton, et, dans tontes ces cxaçrcrations puériles, une bonne foi d'ioexpérioncn qui seule pouTait les excuser. Ainsi va toujours le caracti-rc marseillais, irréfléchi, mobile et passionné; deux choses luï manquent, et ce sonlelicsqui aAsurcnt le succès des entreprises humatiirs ; lu sang-froid et la constance.

Le ministère Villèlc avait contribué au développement de l'opinion constitutionnelle il UarscilIc.Lc sprctaclc des trois cents députés serviles inspira un dégoût profond aux amis de l'honneur et de l'indépendance. L'indemnité, uniquement prodiguée aux anciens propriétaires fonciers, ne puti'trt; vue qu'arec déplaisir dans une ville qui, pendant la révolution, avait £iît des pertes immrnsos mnistoutrs mobilières. L'influence doonéc 11. 45

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les brutalités de la censure, les procès de tv&daDcej les infamies de la police, le mépris des.drràts nationaux, l'hypocrisie, la corruption, les pro* digalités insensées. Certes, il n'en fidlait pu autant pour rompre à tout jamais avec un pouvoir infidèle qui courait k sa perte par le chemin 6ê la folie. Cependant les nouTelles doctrinea n'avaient pas agi sur les dernières classes da penpU marseillais \ sa langue , son ignorance et anrioat sa prospérité maténellft opposaient det obataolei à son éducation politique : mais ton uiemuM effervescence royaliste avait bit placo k l^ndîCfi^rrncc; on n'y voyait pas d'autre changement. C'est dans les classes vlcvées et moyennes que les iilérs tic liberté s'ûtaicnl propagées ; on les manifestait dans tous les lieux publics : au théâtre aucune allusion n'échappait ; au barreau des vols patriotique! «e faiMtont qucl(pi«loù entendre ; la presse qui exprime l'opinion, mais qui m la lait pas, rendait d'émineots services. Après la chuta du Phocéen il y eut quelques essais de feuilles lilirralrs, mais aucune d'elles ne réussît j enfin Fabrissy aïnc établit sur desfondements durables le Messager de Marseille, et traversa de mauvais jours nver persévérance et courage. Plus tard, Foissat aîné, ctbieur du Sémaphore, combattît pour la même cause et montra l 'énergique nobkaBe d'une ame indépendante. Tous les deux condamnés, ils ont souffert pour cette cause ^nle que

ministère Polignac pesait sur la Franceindignée , ci le marquis d'Ârbaud-Jouques , son fidèle r^ présentant y Tint remplacer à Marseille Testima^ble Villeneuve. A une incapacité profonde il joignait les Taniteuses prétentions du bel-esprit. Aussi y dès son début, il plongea dans le ridicule: un discours détestable à la chambre de commerce, ses démêlés avec le Sémaphore, ses proclamations d'une incommensurable platitude y une mauvaise pièce de vers qu^il lut dans une séance puMique de l'Académie et que cette société dégénérée trouva excellente I le livrèrent aui mordantes épigrammes des joumaui. Dans l'intérêt de sa défense y il créa une feuille ministérielle ayant nom d'Echo ProK^cnçaly et cette feuille ordurière ne servit qu a lui aliéner davantage Tesprit public • On faisait à Marseille de grands préparatifii pour Texpédition d'Alger, si favorable aux négo» ciants et aux fournisseurs de cette ville. Les ministres Bourmont et d Haussez s'y rendirent dans les derniers jours d'avril 1830; ils reçurent^ à cheval et a la tcte d'un nombreux état-major, le duc d'Angoulémc qui y fit son entrée le 1**^ mai et y séjourna pendant quelques jours. Ce prince passa plusieurs régiments en revue et alla vbiter le port Dieudonné sur un vaisseau a vapeur. Les anciens royalistes renouvelèrent leurs fêtes bruyantes : peu do temps leur restait encore et ils faisaient bien d*en profiter. Le roi, follement

la nomination de Thomas y et cet atocat honorable fut élu dans le département de TEure.

L'annonce des infimes ordonnances de )aillel ne produisit aucune sensation dans la classe ouvrière qui n'en comprit pas la portée ; tes autres classes la recurent avec des sentiments divers : ici une joie stupide , là un morne abattement. Les absolutistes disaient que cet acte de vigueur sauvait la monarchie. Les coaitilulionnek ne désespéraient pas du salut de leur cause; ils savaient bien que la France ne serait pas asses lâche pour se courber sous le joug d'une ignoble tyrannie ; mais eux-mêmes ils ne faisaient rien pour organiser la résistance armée, et ce n^était qu'a grand peine que Ton trouvait des citoyens qui osaient faire entendre un murmure stérile. Vraiment, les lois et la liberté menacées méritaient autre chose ! Il faut le dire, le libéralisme marseillais a faîllî on cetto occurrence: au liett de cette sainte indignation qui aurait du enflammer toutes les amcSy nous n'avons vu que Tégoïsmê et la peur d'un peuple de marchands, d'agioteurs et de banquiers.

Le 31 juillet y on apprit vaguement par des lettres particulières le soulèvement de Paris et l'apparition du glorieux drapeau tricolore. Le dimanche , 1 *' août au matin , le journal le MeS" sager des Chambres conflrma cette nouvelle heureuse, et donna quelques détails sur la lutte

ilK M VHS». U.LK. TIS

CMlin tomba malade. Lm jumirie da 4 M lera paisible comme les précédentes, mikplehie dlncertitades et de cnrînto. A onsc henées da inr les démissions se succédaient ; la fille te tronftîi Dios ehefii. Fartonnenn , commndint li 8^ dt* vision, l'aTocat Ttrdiea, adjoint h la mnirlc, et Taxil, procnreordà roi, rettlrrnt scaU » Ictir pMte. Le 5 , k trois hctves d« matin , l'cstimablr TMieu, sur lequel pesait tout te fardran dn nidÉ^istratlon ciTlIe, Ella ■^rlxblir à rh(*>lcl-devttle} il Imit heures il y fit .-irl>orrr le drapeau national qui flottait sar la eilndi^lle Saint-Nicotit« M le fort Saint-Jean depuis U pointr da jour; Notre- Damo-dc-la-Gardc le dt'ploya ii dix heures. Dans la mntîni'r Tardiou réanit \e conseil mnnicipal qn'il rcnfiirra delà chambre de commerce, de l'administration sanitaire et d'un grand nombre de no(nbIe5. Cette assemblée hii donna potir adjoint* LrntOe, KalMud, Hosiand, E«t)«a , Rom- <H>I d'Allorme et Alban Regny : elle loi iwa ensuite des remercîmcnts. Le maréchal -de-caitop Oaravaqiie rernt le eommandemeni de la garde nationale, acrrne d*une compagnie de capitaines marins h laquelle on confia la snrreillance du ptirl et la police des quais. Tardicu établit des t'hanliers pour les nu%riers sans travail : aimé du peuple, il vrilla jour et nuit au maintien de l'ordre cl de la pais ; îl se consacra au Uen public et (it iiirme le s.-icrifïcc de ses opinions politiqnes«B

or. MAASKItLE. TtS

laneilUîs flans les veines. Oa n« pouv^ pu Caire un meilleur choix : lumières , patriotisme , nobk^ssc des sentiments , indépendance du caractère, précieuses vertus que relève encore une modestie pleine de charmes, telles sont les garanties que présente le jeune dépoté dont Marseille r' honore.

Ainsi s'accomplit une révolution sublime. Lu 'fibcric nouvelle, 6lle des lumières, jettera sans effort de profondes racines sur le <ol marseillais, que féconda jadis une aulre liberté, Bile des clic n'y a point aujourd'hui de vérîtabics ennemis, parccquc ceux-Lî même qui; l'on considère comme tels portent dans le coeur l'amour do la démocratie et la haine des privilèges. Comment ■esteraient- ils long-tcmpa rangés sous des bannières opposé-es? Puisse colin, après tant de iléchircmcnLs, luirelejour hcurctudclarécoociltation

inérulctl'wiaMiit lu u> le* iTnranlA de Marseille rescerrcr les doux liens d'une fraternité patriotique I lis notre caractère individuel , où le retrouver aujourd'hui? notre existence propre, qui nous la rendra? nos franchiset municipales, qui les fera sortir de la tombe? Ah! ne nous berçons plus d'un chimérique espoir: noAUinalcssont terminées, et c'est moi qui viens d'y mettre le dernier sceau j

ioi,làible hislDfien, qui,dailBCClraTaildiflicile, ai plus consulté mon lèlc que mes forces. La centra- JMtÙMi funeste qui pèse sur toutes le* commune*

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