‹ Histoire de MélanChapitre 39 sur 124 · CLAUDINE DUFRÉNAY, SEPTIEME PRIEURE CONNUE · texte numérisé non relu

CLAUDINE DUFRÉNAY, SEPTIEME PRIEURE CONNUE

QRE Frénay (Fraxinum, Frenetum) est une localité située entre Cluses et Châtillon. La famille Dufrénay

(Dufresney, Du fresnay) serait une branche de Ja famille de Faucigny. Si l’on en croit une note de M. l’abbé

1 Inv., A. 17; f° 4.

2 Inv., K. 11; f° 35.

3 Inv., J. 24; f: 32.

4 Environ 9% f. Le gros valait 0 f. 90 «. de notre monnaie actuelle.

(Mém. hist. sur la maison royale de Savoie, par Costa de Beauregard, t. 1, p. 210.)

ÿ Catal. prior.

Constantin!, Humbert II aurait admis cette parenté dans une déclaration du 22 avril 1328.

A cette famille appartenaient notre prieure et celle qui lui succéda immédiatement, Hélène Dufrénay. Nous voyons, en outre, plusieurs simples moniales de Mélan porter ce même nom.

Quatre actes peuvent se rapporter au priorat de Claudine Dufrénay. Le premier est une délégation du 5 février 1360. Noble Nicod de Fernex devait à la chartreuse 7 sols genevois annuels, il s’en décharge sur la personne de Jacquet Cheneval qui lui doit cette même somme sur le four de Châtillon. De Fernex cède en même temps à la chartreuse ses droits sur ledit four*.

Suivent deux actes d'acquisition. Le premier, peu important, est du 7 avril 14360. César de Joug vend, au monastère, des arbres situés près des vignes de Mélan au Chenay, à la condition que ces arbres coupés ne seront pas remplacés par d’autres.

Le second achat de Mélan est considérable. Péronnet de Guréna, Jacquemet Forier, Hugues Buda de Châtillon, Jacquemet Dufay, Hugues du Crot et consorts, tenaient du seigneur, comte de Savoie, un bois dit Bois des Gets, d’une contenance de plus de 92 journaux. La chartreuse l’achète en 1360, et le 29 octobre de la même année, le comte Amédée approuve cette vente, investit Mélan de ces biens et « lui en remet les laods et tous droits d’amortization pour l'avenir. »

Les limites de ce bois étaient un peu arbitraires. Ce ne [ut qu’en 1689 et le 14 novembre qu’on en fixa la délimitation. L'accord fut passé par devant Pierre Vuy, châtelain de Taninge, entre la chartreuse de Mélan, d’une part, et Nicolas Avril, Christophe Jacques Delintra, les frères Jacquier et autres condiviseurs d’'Avonay, paroisse de Fleyrier, d'autre part”.

Enfin, un nouveau don venait s'ajouter aux achats et accroitre les possessions du couvent. Par testament du 29 juin 4361, noble Perret de Bussy léguait à Mélan la jorie ou forèt et pré de Bonneval avec ses appartenances (Jacques de Verdevens, not). Le comte de Savoie approuvait ce legs par lettres données au Bourget le 4 juin 1362 et en amortissait tous les droits et laodsf pour le prix de 100 florins d'or, bon poids.

1 Arch. Mélan. Cet abbé Constantin enseigna de longues années à Mélan les belles-lettres et la philosophie. Il recueillit de nombreuses notes sur l’ancien monastère. La plupart ont disparu; celles qui nous sont parvenues manquent trop souvent d'authenticité ; aussi, les citerons-nous très rarement.

2? Inv., J. 3; f° 30.

3 Inv., L.6; f° 40.

4 Inv., E. 7; f* 20.

5 Anv., N.12; f° 51.

6 [nv., E. 8; f° 20.

Urbain V confirmait vers cette époque les privilèges accordés aux Chartreux, et en vertu desquels Mélan n'avait aucune dîime à payer pour les terres qu'il cultivait de ses propres mains !.

Dom le Couteulx n’a qu’un mot sur Claudine Dufrénay : « Elle était prieure en 1360, » dit-il, puis il passe à la suivante.

HÉLÈNE DUFRÉNAY, HUITIEME PRIEURE CONNUF.

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