VICAIRE : D. NICOLAS MAISTRE
A famille d’Angeville donnait naguère une prieure, Michelette, au monastère. Jeanne, peut-être sœur de
Michelette, était sous-prieure quand elle fut appelée au priorat. Son administration, malgré les difficultés des cir-
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constances, ne sera pas sans résultat, grâce à l’énergie du vicaire D. Maistre. Celui-ci, en effet, ne connaît pas de repos. Des propriétés sont en souffrance, des droits méconnus, des dimes contestées, il y mettra bon ordre dans la mesure du possible.
Mélan a besoin d’eau pour une propriété au territoire de Gillinge (Fleyrier), D. Maistre achète, le 28 novembre 160, de messire Laurent Bon, tuteur des enfants de messire Jean Danton, l’eau de la fontaine des Hôtes!.
On doit percevoir la dime de on£e une sur un journal de terre en Guidon, territoire du Crest (Châtillon). Des difficultés surgissent ; D. vicaire change d’albergataire et louc ce terrain à Sermot Gentet, le 22 octobre 1607. sous le servis annuel d’un quart de froment et un quart d'orge. Lagrange, notaire?.
En 4328, 29 juin. Humbert, dauphin, avait cédé à Mélan pour un tiers et aux habitants de Flevricr pour les deux autres tiers, la montagne de Grons. On conteste à Mélan ses droits. Le 25 juin 1608, Aymé Delagrange, notaire, assisté d'Henri Mozon, de Saint-Jean-de- Tholome, et de Pierre Baud, sergent. témoins requis, se transporte au cloitre des Pères. Là, pour maintenir les droits du monastère sur Grons et ses dépendances, D. Maistre s'associe comme communier honorable Pierre feu Jean Baudier, bourgeois de Taninge, sous l’introge et pour le prix de 60 florins, monnaie de Savoie, et à condition qu'il supporlera sa quote-part de tailles, censes, etc.?.
Après les communiers de Grons, les décimables de Marignier cherchent l'indépendance. Mélan possède sur certaines vignes de Marignier les deux tiers d'une dîme dont le troisième tiers revient au baron de Saint-Jeoire. Un tenancier, Aymé du Saix, voudrait se libérer de cette redevance. Le Conseil de Genevois l’oblige à la reconnaitre par arrêt du 28 février 1609. Du Saix, notaire.
Pour une autre part des mêmes vignes, Claude Genod se refuse à payer la dime de seise l’une; la condamnation de du Saix l’assouplit, il sc départ de son opposition par acte du 13 mars 1609. Lagrange, notaire ÿ.
Mais ces querelles sont transitoires; une autre, fort grave, devait se raviver à cette époque : la fameuse lutte entre Mélan et la collégiale de Samoëns au sujet des dîmes de Verclans. Dans la charte même de fondation, cette dimerie, située au versant sud de la vallée, sur la rive gauche du
1 Inv., D. 17; f° 16.
2 Inv., J. 18; f° 32.
3 Arch. du presbyt. de Rivière-Enverse. Note Tavernier. 4 Inv., M. 18, f° 46.
S Inv., M. 17; f° 46.
Giffre, entre la ville de Samoëns et le village de Morillon, avait été, avec ses novales ou dimes des terres nouvellement défrichées, concédée au monastère de Mélan par Béatrix de Faucigny. Les limites en avaient été fixées par un acte du 14 juin 1312, De Saltu, notaire. A l’époque où nous en sommes, l'apport de cette dime était assez important. François Richard, de Morillon, fermier pour Mélan, en dresse le tableau suivant le 12 août 1635 :
Sous la charge annuelle de octanes.