Le Fayet
‘42. Le Geordil (Jordy, Jordil). 1 » 2°» 6 »
Q. signifie quart. L’octane ou coupe d'avoine était de 5 quarts, celle des autres blés de 4 quarts. (Note Riondel.)
Au total donc, la dime que Mélan percevaiït à Vercland- Morillon en 1635, était de 15 coupes de fèves, 65 coupes un quart d'orge, et 155 coupes un quart d'avoine.
Cette dimerie était divisée en 4 quartiers. Samoëns avait un droit, que Mélan ne contestait point, sur le tiers des dimes d’un de ces quartiers, et Mélan, un droit, reconnu par Samoëns,sur les deux autres tiers de ce quartier et sur tous les trois autres quartiers. Mais Samoëns prétendait que les novales ou dimes des terrains défrichés depuis la donation de Béatrix lui appartenaient de droit commun dans toute l’étendue de la dimerie.
Une première plainte avait été formulée par le curé de
Samoëns, puis apaisée par une transaction du dernier octobre 1343. Une délimitation, en présence des témoins des deux parties, fut faite plus tard, le 3 mai 1535. Mais, l’année suivante, le procureur de l’église de Samoëns troublait de nouveau Mélan dans la perception de ces dîimes. Le Conseil de Savoie, par lettres du 16 août 1536, concluait en faveur de notre monastère. Toutefois, la collégiale entendait bien ne pas se désister si facilement de ce qu’elle appelait son bon droit. Arrivé à Mélan, D. Maistre décida d’en finir avec ces perpétuelles tracasseries. Un premier procès, intenté en 1605, demeure indécis!. Nouvelle requête est présentée par Mélan au Conseil de Genevois le 23 juin 1606, puis le procès est repris avec vigueur en 1609.
D. Nicolas Maistre vicaire et Dame Jeanne d’Angeville prioresse, en leur nom et au nom de toutes les religieuses, présentent une requête au possessoire par devant le Conseil de Genevois.
Mélan dans sa fondation et dotation par Béatrix de Faucigny a reçu toutes les dimes et novales de Verclans rière Samoëns ; les confins de cette dimerie sont : « Dès le lieu où se prend la disme de Chavent appartenant aux vénérables religieux de Saint-Dominique d'Annecy (la sentence arbitrale de saint François dit : les religieux des Jacobins de Necy) et aux héritiers de noble Charles de Gex, seigneur de Vallon, du levant, le cours de l’eau de la rivière du Giffre dessous. la freste de la montagne de Leyron du dessus, les pellous nouvellement mis du couchant, et le cours de l’eau du nant de Nantdens aussy du levant. » Mélan, au vu et su de Samoëns, a tranquillement joui de son droit de dîime jusqu’à ces dernières années. Le curé de Samoëns d’ailleurs a toujours perçu 42 octanes d'avoine pour le droit auquel il aurait pu prétendre sur cette dime. Mais, depuis six ans, le doyen et les chanoines se sont permis « de percevoir la dixme de quelques nouvelleys, contre toute forme de rayson. » Qu'il plaise au Conseil d’expédier des lettres maintenant les droits de Mélan et l'y réintégrant au besoin, sous peine de 500 livres d’a-
1 Inv., G. 9; f° 25.
mende, infligée à ceux de Samoëns s’ils n’acceptent pas cette ordonnance.
Le 26 juin 1609, le Conseil de Genevois, par lettres de sauvegarde et maintenue, enjoignait à tous ses officiers et sergents de faire respecter les droits de Mélan à la forme de la requête ci-dessus. La collégiale répondit par une fin de non-recevoir.
Le 28 août, Mélan constituait pour son procureur Me Greffié ; et Samoëns, M: Pierre-Louis Garbillion. Le 20 novembre 1609, le Général des Chartreux passe procure à Mélan « pour amiablement terminer ledict différent, soit par accord, arbitrage et aultrement... en sorte que Dieu y soit honoré et la fraternité ecclésiastique entretenue à l'édification du prochain.» Frère Peereaux, scribe, ajoute en P. S. : « L’intention de n° Général est de rattiffier l’accord passé après que Mgr le révre Evesque de Genéve l'aura rattifié et approuvé pour vous aultres messieurs. Et si ne le trouve bon ainsi vous pourrez poursuivre votre bon droict et respondre à n° demande. »
Après plusieurs sursis au procès, les deux parties, d’un commun accord, choisissent pour arbitres l’évêque du diocèse, saint François de Sales, et son ami Antoine Favre, président au présidial de Genevois.
Le choix ne pouvait être plus judicieux. Après avoir mûrement étudié la question, le 29 avril 1610, l’évèque et le président rendaient à Annecy leur sentence, en présence de D. Antoine Curtet, procureur chartreux de Mélan, assisté de M° Jean Greffñié, procureur au Conseil de Genevois, et de messire François Cornu, doyen de Samoëns.
« Les dames demand“ en la d° qualité doibvent estre maintenues en la possession et jouissance en laquelle ont été leurs predecesseurs de prendre et percevoir tous les nouveletz (soit novales) qui ont este faictz riere la dismerie mentionnee ausd'* contractz respectivement produictz. Et ce en payant annuellement au S'° cure de Samoen les douze octanes d'avoine lesql* led Vente procureur a confesse et soutenu avoir este payees annuellement aud' s° cure et à ses prédèces-
1 Original. Arch. de Mélan.
seurs par les amodiataires de ce chargez enuers lesdits S'° cures par les contrectz d’amodiation faictz depuis 80 ans en ça... »
La décision des arbitres confirmait donc purement et simplement le droit de nos moniales. Mais l’âme charitable du saint évêque et de son ami ne pouvait pas oublier la pauvreté de la collégiale.
« Le revenu des nouveletz (soit novales) est actuellement de quatre ou cinq quartz au plus d'avoine, nous trouverions bon et raisonnable, disent les arbitres, que les Dames demands* semploiassent envers le R. P. general des Chartreux pour obtenir de luy declaration en bonne forme que lesdits nouveletz contentieux demeurassent acquis aud. S' cure et à ses successeurs affin de donner temoignage du desir qu’il a de contribuer quelque chose à lerection et amplification de leglise collegiale de Samoen. » Toutefois, si ces terres retombaient en friche et étaient de nouveau exploitées, les nouveletz en reviendraient à Mélan. Et le tout enfin « sans despens ny restitution des choses perceues d’une part et d’autre…. Faict et arreste à Necy en la maison dud!' S' Président soubz'é le vingt neufuième d’apuril mil six cens et dix.
« Signé : Franc* E. de Geneue!. »
Le lendemain, 80 avril, D. Curtet, procureur de Mélan, souscrivait à la sentence arbitrale et R. François Cornu, doyen, y acquiesçait le surlendemain. On pouvait croire la lutte terminée. Il n’en fut rien. Deux clauses donnaient prise à une nouvelle dispute : la concession demandée à Mélan des novales existantes et l’abandon des revenus indûment perçus. D. Maistre refusa de rien demander au Général de l'Ordre. Samoëns froissé de cette raideur revint à ses premières prétentions.
Cette lutte paraît ridicule entre deux corps religieux. Trois cents ans de dispute pour 4 ou 5 quarts d'avoine, d'après l’évaluation des arbitres ! Ce ridicule tombe devant les circonstances. Les novales, dans cette belle dîimerie, pouvaient . s'étendre considérablement par la suite. D'autre part, nous
1 Faure : Hist. Samoëns, doc. XIV.
avons vu que la situation de Mélan à cette époque, au point de vue financier, était assez précaire, celle de Samoëns l'était autant ; on désirait vivement garder au moins les droits acquis ; d’ailleurs, cette concession pouvait créer un précédent dont les conséquences auraient été fâcheuses ; enfin, il est plus facile à un individu de céder de ses droits qu'à une personne morale ; celui-là est libre, indépendant, celle-ci est responsable devant ses membres présents et à venir.
Quoi qu'il en soit des motifs qui les firent agir, les parties entamèrent un procès. D. Nicolas Maistre porta l'affaire au Conseil de Genevois, siégeant à Annecy.
Voici succinctement les raisons alléguées de part et d'autre. Plaidoyer de Mélan :
1° D’après le texte de la fondation, la grande dauphine Béatrix a donné à Mélan les dîimes et novales présentes et futures de Vercland.
2° Les religieuses de Mélan ont toujours perçu les dîimes des esserts ou nouvelets de Vercland au vu et su de tous les voisins.
3 En 1536, des particuliers voulurent se soustraire à ce droit de Mélan ; des lettres obtenues par dame Charlotte d'Orléans confirmèrent la possession du monastère.
4 Le roi de France, Henri I, en 1554, par des lettres de sauvegarde ratifia les textes précédents.
La possession de ces nouvelets est donc constatée par une tradition constante.
5" Or, la possession entraîne la prescription d'église à église, et même de laïc à église.
6° C'est ce qu'a confirmé la sentence arbitrale du vingt-neuf avril dernier.
7: D'autre part, d'après une transaction du dernier octobre 1343, Mélan, pour satisfaire aux prétentions du curé, a constamment servi audit curé, ou plus tard aux doyen ct chanoines de Samoëns, une rente de douze octanes d'avoine ; les curés n’ont jamais rien demandé de plus, Mélan n’a jamais payé davantage.
Samoëns réplique :
1° D’après le droit et, dans le diocèse de Genève, d’après la coutume universelle, les nouvelets appartiennent aux paroisses. Les nouvelets de Vercland ne pouvaient donc pas appartenir à Béatrix, elle ne pouvait donc les donner à d’autres ; d’ailleurs, en vertu de ce même droit, elle n’aurait pu les céder qu'avec le consentement du curé de Samoëns; or, ce consentement n’a jamais été ni demandé ni accordé.
2" Si les curés n'ont pas toujours fait valoir leurs droits, cette négligence ne peut profiter à Mélan.
3’ Les lettres de la duchesse de Nemours et d'Henri II concernent
FOONE + 7 L FN
pas paru ne peuvent lui nuire.
| les disputes entre particuliers ; or, des transactions où le curé n’a | 4 Quant à la prescription, elle n’est pas opposable au curé de Sa-
moëns, car, d’après le droit, dîmes ni oblations ne sont sujettes à prescription.
Au demeurant, Samoëns déclare ne vouloir plaider avec ces Dames, qui sont trop appuyées ; il s’en remet à la sentence arbitrale de saint François et du président Favre. Les religieuses pourront donc librement percevoir lesdits nouvelets, mais Samoëns ne restituera rien des choses perçues.
Mélan refusa cette dernière concession comme la précédente. Après répliques diverses, on obtint enfin une sentence définitive, le 48 juin 1611. Le Conseil de Genevois confirmait la sentence des arbitres, sans astreindre Mélan à exécuter ce qui n’était qu’un conseil de leur part, à savoir : la concession des nouvelets et la condonation des revenus indüment perçus!.
Un dernier écho de cette lutte fut la révision et constatation des limites de la dîimerie, opérées en présence de prud'hommes et témoins, le 18 juillet 4616. Costa, notaire?.
Saint François de Sales, quelques jours après avoir porté sa sentence, était venu en personne à Mélan, sans doute pour exposer de vive voix aux parties les motifs qui avaient inspiré leurs arbitres. Constatant peut-être un peu d’animosité entre les deux camps, il leur aura permis alors d’en référer au Conseil de Genevois qui, nous venons de le voir, devait ratifier la sentence arbitrale. Le fait est que le 16 mai on trouve le prélat au monastère. Il n’y a aucune vierge à consacrer; l’évèque confère seulement la tonsure à 14 jeunes gens dans l’église du monastère. Voici les noms de ces heureux ordinands :
Ordonnés clercs dans l’église de l’abbaye de Mélan le 46 mai 1610 :
Aymonet, fils de Jacques du Fayet ; Jean-François, fils de Michel Rennaud ; Jean, fils de Pierre du Fayet ; Claude, fils de Jacquemin Hongel dit du Fayet; Claude, fils de Henri Ducrot; Pierre, fils de Guillaume Baget, de la paroisse de Sixt.
Jean, fils de François Burnier, de la paroisse de Samoëns.
1 Copie du procès, liasse, arch. Mélan.
2 Inv., G, 12; f° 26.
Jean, fils de noble Pierre de Marignier ; Aymonet, fils de Claude Tissot ; Pierre, fils de François Planchamp, de la paroisse de Mieussy. |
Jean-Gaspard, fils de noble Philibert de Mandolle ; Jean- Michel, fils de Pierre Pernet; Jean, fils d'Aymonet de Loche, de la paroisse de Cluses.
François, fils de Jean Pavi, de la paroisse de Fleyrier!.
Cependant, la: vigilance de D. Maistre continuait à s'exercer. Le 24 août 16140, il obtenait des lettres de reconnaissance pour deux tiers de pose de terre que Pierre Frariny, de Cellières (Rivière-Enverse), confessait tenir du fief de Mélan, au lieu dit en Feugières, sous le servis annuel d’une octane de froment.
Le fermier de Bonneville pour le seigneur de Genevois donnait chaque année dix florins à Mélan, celui de Sallanches de même, celui de Cluses vingt livres genevoises, et ce ensuite de diverses donations des princes. Sur l'avis de la chambre de Genevois, le 18 juin 46414, Mélan abandonna au seigneur ces revenus contre 42 octanes d’avoine et une chevalée de vin que le monastère devait annuellement servir audit seigneur ‘. |
Le 47 août de l’année suivante, Mélan faisait un autre échange. I] cédait à noble Martin, au territoire des Fontaines (Châtillon), une pose et demie de bois de chène contre une autre pose et demie de bois, sous condition taillable, au territoire de chez noble Bochu. Lagrange, notaire*. |
Ce n'était pas seulement les propriétés éloignées du monastère qui offraient des difficultés dans leur administration, on en était venu à contester les droits de Mélan sur les terrains adjacents au couvent et sur les montagnes voisines. Pour mettre un terme à ces contestations, il fallait recourir à l'autorité souveraine. D. Maistre le fit, et le 27 novembre 4613, le seigneur Henry de Savoie, duc de Genevois et Nemours, expédiait au monastère des lettres de maintenue et garde en faveur de tous ces biens.
Le 13 décembre de la même année, le même confirmait par lettres patentes et approuvait tous les privilèges dudit Mélan, ainsi que les amortizations qui lui avaient été ci-devant accordéesf.
A cette époque, les frères Desbois et plusieurs autres tenanciers de Châtillon refusaient de payer les dîimes. Les seigneurs décimants, entre autres le vicaire de Mélan, dont le monastère avait droit au quart de ces dimes, leur intentèrent un procès. Par sentence du
1 Note communiquée par M. l'abbé Gonthier.
2 Inv., C. 28; f° 12.
3 Inv., À. 23; f* 5.
4 Inv., K. 30; f* 38.
5 Inv., B. 16; f° 8.
6 Inv., A 21; f° 5.
45 septembre 1615, les refusants furent contraints à payer ces dîimes pour le passé et à l’avenir!.
Malgré l’activité de D. vicaire, l’ordre qu’il mettait aux affaires ne suffisait pas à relever le couvent de l’état de pénurie où il était plongé. Le Chapitre général avait interdit de recevoir de nouvelles postulantes jusqu’à ce que les revenus permissent d'augmenter la communauté. Cette décision n’arrêta pas les demandes. Mais il fallait pour réussir choisir un intermédiaire sûr. Il était tout trouvé dans notre diocèse. L'’évèque, nous l’avons vu, était l’ami intime du Général des : Chartreux, D. Bruno d’Affringues ; celui-ci pouvait-il lui refuser une faveur ? Or, une demoiselle de Bressieux, Béatrix (sœur de Madeleine de Rouer-Bressieux, seconde femme de Louis de Sales, frère du Saint), attendait à Mélan le jour où il lui serait permis d’entrer en communauté. Ses frères adressèrent une demande au prélat qui s’empressa d'en référer au Général de l'Ordre. Voici la charmante lettre du Saint, nous en avons déjà cité le début :
« Mon tres Reverend Pere,
« Comme cacheroït-on le feu? Je ne puis non plus céler l’extreme affection que j'ay au milieu de mon cœur à vous honorer de toute ma force. Et chacun croid que réciproquement j’aye le bonheur d’estre grandement aymé de vostre bonté. Et sur cela, comme vous voyés, souvent on recourt à mon intercession aux occurrences esquelles on recherche vostre faveur. Messieurs de Bressieux ont une seur au monastère de Melans qui a grand desir d'y estre religieuse. I1z vous supplieront, mon tres Reverend Pere, de les gratifier de vostre authorité requise pour cela, et, puisqu'’ilz le souhaitent, j'implore avec eux vostre bonté, ce que je fay d'autant plus volontier que si je puys prendre connoiïissance des qualités de cette fille par celles de son aysnée, qui est ma belle seur, elle sera vertueuse et bonne servante de Dieu; et j’allegue cet argument ainsy à la bonne foy affin de dire encore une des
1 Inv., J. 19; f° 32.
raysons pour lesquelles je doy cooperer aupres de vostre Paternité pour le bien et la consolation de cette ame, puisque mesme je me promets d’estre advoué de vostre débonnaireté, tel que je suis et que l’on me croid,
« Mon Tres Reverend Pere, vostre tres humble et tres affectionné confrere et serviteur,
« FRançors, Evesque de Geneue.
« XIII Déc. 1611, Annessy. »
Les désirs du pieux évèque furent satisfaits. Béatrix de Bressieux, admise à la vie cartusienne, vécut plus de 64 ans à Mélan et, selon les prévisions du Saint, dans l'exercice de toutes les vertus religieuses. Quand elle mourut, en 1675, on lui accorda le privilège d’une messe de Beata dans tout l'Ordre.
Cette concession de D. Bruno n'était qu’une faveur. La sifuation de Mélan alarmait de plus en plus les Pères du Chapitre. Ils crurent bientôt devoir prendre une décision plus rigoureuse encore. En 1613, ils arrêtèrent que, vu la pauvreté des religieuses et le mauvais état des bâtiments, aucune fille ne serait admise à la vèture avant que le nombre des Sœurs ne fût réduit à dix-huit !.
Mais la charité ne connaît pas d’obstacle. Comme M: de Bressieux, M': de Lornay désirait entrer au bercail de Mélan. Saint François fut encore prié d'intervenir. Il s’y prêta de bonne grâce, et, avec bonheur, une seconde fois, le (Général accéda à sa demande. D. vicaire toutefois était aussi exact qu’actif; il n'avait, lui, reçu aucune permission et se refusait à l'admission de la nouvelle postulante. Saint François écrivit donc de nouveau à son ami. Voici sa lettre :
« Annecy, 7 août 1614.
« Mon tres Reverend Pere,
« Outre l’'humble remerciment que je dois et fais à vostre. reverence, pour le bon accueil qu'il vous pleut de faire à la
1 Catal. prioriss.