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HISTOIRE DE MES ASCENSIONS afâ
rieure & celle qui correspond au maximum et atteint par exemple 14 tours à la seconde, le travail n'est plus que de 375 grm. Ces expérieuces montrent que, conformément à la théorie, les moteurs électriques attelés à un générateur donnent un travail maximum qui correspond à une certaine vitesse'.
Pendant toute la durée de l'Exposition d'Électricité, du i" août au 1" décembre 1881, un petit aérostat semblable à celui que je viens de décrire, fonctionna au Palais de l'Industrie, h Paris. Ce petit ballon, gonflé d'air, était disposé au milieu de la grande nef et attelé à un manège,
comme le représente la gravure de la page 241. Sous l'action de son moteur, actionné par deux couples secondaires Gaston Planté montés en tension, j'obtenais, parla rotation de l'hélice de propulsion, une vitesse de translation de 3 m. environ à la seconde. Lors de la séance d'ouverture de l'Exposition d'Électricité, le 11 août 1881, mon petit aérostat
1. Ma premiire Note sur l'application des moteurs électriques il U direction des aérostats, a été lue par moi i l'Académie des Sciences dans sa séance du 1" aoQt 1881 (voir les Complet rendus des avances). — L'illustre et regretté secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, M.J.-B. Dumas, m'avait vivement encouragé dans mes essais, et il me demanda de faire fonctionner le petit moteur do mon aérostat minuscule, pendant la séance. M. Dumas m'engagea il Ipoursuivre ces études, auxquelles il attachait un grand intérêt.
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dirigaable fonctionna dans ces conditions, guidé par un fil métalliqae qnî
Im permettait de traverser la grande nef du Palais de l'Industrie'.
Ces premières expériences réalisées, je pris la résolution de construire un moteur électrique très léger, de la force d'un cheval et demi, et de le faire fonctionner au moyen d'un fténéraleur d'électricité, réduit à son minimum de poids, afin de continuer à étudier en grand les nouvelles ressources que pouvait offrir la Mécanique électrique contemporaine, en vue de la navigation aérienne.
Mon frère, Albert Tissandier, joignit alors ses efforts aux miens, et c'est à frais communs et en collaboration, que nous avons résolu de construire un aérostat électrique capable de nous élever dans l'atmosphère et devant être expérimenté par temps calme. Nous allons résumer l'histoire de ces différents travaux qui nous ont nécessité de notre part une grande suite d'e/Torts et une longue persévérance.
Mon frère et moi, nous installâmes un atelier aérostatique dans un terrain, de 1100 mètres, situé avenue de Versailles dans le voi>inage du Point du Jour.
La première expérience de noire aérostat électrique a eu lieu le S octobre 188i5. Avant d'en donner les résultats, nous allons décrire le matériel qui nous a servi à l'exécuter.
La construction de l'aérostat dirigeable électrique a compris celle de trois appareils distincts : 1° l'aérostat proprement dit ; 12° le moteur électrique destiné à lui donner le mouvement an moyen d'une hélice qui, en tournant, prend son point d'appui suri'air; ;i" l'appareil à gaz qui sert à le gonfler.
Mon frère se chargea de conh'ctioniier le ballon tandis ([ue je m'occupai du moteur, de la pile électrique et de l'aiipareit à traz. Après des essais multiples, je me décidai à recourir à une batterie de piles au bichromate
1. \ lu suite (le l'Exposition iVËIcc a nblenii une médulle de bronze.
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de potasse, dont je construisis un modèle nouveau '. Mais parlons d'abord de l'aérostat.
Après avoir adopté la forme et la disposition que représentent les figures des pages 344 et £45, la construction de notre navire aérien a été exécutée, dans les ateliers de M. H Lachambre, qui s'est chargé de la confection du nouveau navire aérien d'après les plans de mon frère. Un petit modèle de ITi mètres cubes a d'abord été exécuté, et ce n'est qu'a-
I cinq cordes. — N* 1
près en avoir étudié le fonctionnement à l'état captif, que la construction du grand aérostat a été commencée. Ce petit modèln a donné lien à un certain nombre d'expériences intéressantes.
Quand le temps était calme, nous le gonflions à l'aide du nouvel appareil A gaz hydrogène dont j'étudiais les dispositions, et nous le faisions fonctionner en plein air, pour en examiner l'arrimage et le mode de fonctionnement.
Notre aérostat électrique a une forme semblable à celle des ballons de M. Giffard et de M. Dupuy de L&me ; il a 28 mètres de longueur de pointe
s mon brevet de IWL l'emploi des piles -X bichromale de mlaKi'ux comme g^nérnlMir iVélectricilé.
en pointe et 9 m, 20 de diamètre au milieu. II est muni, à sa partie inférieure, d'un cône d'appendice terminé par une soupape automatique. Le tissu est formé de percaline rendue imperméalile par un nouveau vernis d'excellente qualité'. Le volume du ballon est de 1060 mètres cubes.
La housse de suspension est formée de rubans cousus à des fuseaux longitudinaux qui les maintiennent dans la position géométrique qu'ils
M. AlLerl Tiss
doivent occuper. Les rubans, ainsi disposés, s'appliquent parfaitement sur l'étoffe gonflée et ne forment aucune saillie, comme le feraient les mailles d'un filet. Nous reproduisons ci-dessus l'épure qui a servi à tailler les fuseaux de l'aérostat et les différentes parties de la housse.
La housse de suspension est fixée sur les flancs de l'aérostat, k deux brancards latéraux flexibles, qui en épousent complètement la forme, de