SON DÉPART POUR LES OPELOUSAS
L'évéque, en effet, étant venu, le 2 juillet 1822, rendre compte à M"^*" Duchesnc d'une visite qu'il venait de faire aux Opelousas , demanda que deux religieuses du iioviciat de Fleurissant , M™'^ Joséphine Saint-Cyr et Mary Mullamphy, y fussent envoyées immédiatement. La. mère Duchesne se décida à les accompagner. Prenant donc avec elle ces deux jeunes religieuses , ainsi qu'une pensionnaire , M"*^ Thérèse Pratt, restée très affectionnée à M°^^ Aude, elle s'embarqua pour un voyage dont elle n'envisageait que l'utilité pour sa mission et la consolation pour elle-même, sans en pouvoir pressentir les tribulations.
11 faut raconter, dans un chapitre à part, ce voyage, cette visite, ce retour où elle déploya, au sein des périls extrêmes, une force surhumaine qui fait de cet épisode la page héroïque de son histoire.