SA COURAGEUSE CONFIANCE
I VOUS auriez moins souffert, et il y aurait eu moins de mé-
5 rite pour vous. »
I Le Père Barat finissait cette lettre en faisant luire aux yeux de M""" Duchesne une chère espérance : sa nièce, Amélie Jouve, venait de faire ses vœux le jour de saint
j} Louis de Gonzague : « Elle désire beaucoup aller vous
. rejoindre, dit -il, et regarde comme une prédiction les paroles que lui adressa sa sœur Aloysia peu avant sa mort : a Amélie, c'est toi qui me remplaceras * . »
^ 1823. Dernière lettre autogr. du Recueil n» 13.
La mère Amélie Jouve, qui prit en ce jour de sa profession le nom d' Aloysia sa soeiu-, et que nous verrons reparaître avec honneur dans cette histoire, est morte supérieure vicaire à Orléans, depuis la première publication de cet ouvrage qui lui est très redevable, le 18 janvier 1880, âgée de quatre-vingt-deux ans, avec des signes extraordinaires de prédestination. C'est un besoin et un devoir pour l'historien de déposer sur la tombe de cette grande religieuse l'hommage fidèle de sa respectueuse et filiale reconnaissance.