DÉPART DE LA MÈRE GÉNÉRALE
Rombaud, ainsi que des deux Pères de la Foi, qui venaient de donner les saints exercices. Le Père Varin parla sur ce texte des saintes Ecritures : Ce jour sera célèbre paiTni vous! « Chacune de nous, rapporte le journal de iM"'^ Duchesne, prononça ses vœux à genoux, devant l'autel, sur lequel le saint Sacrement était exposé, et dans les mains de notre mère, qui était debout au côté droit de l'autel. »
« Le dimanche suivant, le Père Varin parla sur la reconnaissance, en empruntant ces paroles, que le jeune Tobie disait de son ange gardien : Mon père, que lui rendrons-nous pour tous les biens qu'il nous a faits? » Chacune les appliquait à celle qui, depuis un an, était l'ange visible de ce noviciat. — « Le soir, continue le journal de .M'"^ Duchesne, il nous assembla pour nous recommander de faire, pendant le salut, un sacrifice qu'il ne spécifia pas encore. Il nous le fit connaître ensuite. C'était le départ prochain de la mère générale , rappelée à Amiens par les intérêts de la Société. »
Elle partit, en effet, le vendredi suivant, laissant à Grenoble M'"^ Geneviève Deshayes, son ancienne compagne, en qualité de supérieure. La réunion était faite, la maison fondée, les volontés dirigées, les règles établies, les âmes transformées, Jésus- Christ intronisé et régnant dans les cœurs. M™^ Duchesne, rendue plus digne de son alliance par ces belles fiançailles, venait de le prendre pour Epoux; et elle aussi, en ce jour, comme sainte Rose, sa patronne, avait scellé avec son Cœur un pacte, que rien désormais n'était capable de rompre : « Rosa cordis mei, tu mihi sponsa esta : Rose de mon cœur, sois désormais mon épouse pour l'éternité ' ! »
1 Légende du Bréviaire romain, Office de sainte Rose de Lima, au 30 août.