‹ Histoire de Mme Duchesne [microforme]Chapitre 167 sur 270 · SA COURAGEUSE CONFIANCE · texte numérisé non relu

SA COURAGEUSE CONFIANCE

la repousser ; elle se fait dans la retraile un ciel intérieur. Il ne lui faut que Jésus; mais, lui manquant, tout lui manque : c'est la croix toute nue. Ainsi le sentait-elle ; ainsi le P. Barat l'en consolait-il, à sa forte manière, par les lignes suivantes : « Il n’y a, ma chère sœur, qu’une seule cause de chagrin dans celte vie, c’est d'être privé de la communion. Un autre sujet de peine, c’est de voir périr tant d'âmes sans pouvoir l'empêcher ! Ce fut le sujet de la douleur infinie de Jésus-Christ, mais douleur adoucie par la pensée que du moins il servait les desseins de son Père en procurant notre salut. Et vous, ma très-chère sœur, peut-être auriez-vous gagné plus d’âmes à Jésus-Christ en demeurant en France; mais vous auriez moins souffert, et il y aurait eu moins de mérite pour vous. »

Le P, Barat finissait cette lettre en faisant luire aux yeux de Mr° Duchesne une chère espérance : sa nièce, Amélie Jouve, venait de faire ses vœux le jour de saint Louis de Gonzague : « Elle désire beaucoup aller vous rejoindre, dit-il, et regarde comme une prédiction les paroles que lui adressa sa sœur Aloysia peu avant sa mort : « Amélie, c'est toi qui me remplaceras ‘. »

1 1823, Dernière lettre autogr. du Recueil n° 13.

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