CHAPITRE VII
Napoléon reconnaît enfin la nécessité de négocier la paix. — Instructions données à cet effet au duc de Vicence. — Réponse dilatoire de M. de Mcttcrnich et suspension de la correspondance diplomatique. — Refus motivé de la régence d'Espagne de ratifier le traité de Valençay. — Refus du Pape de traiter pour la restitution totale de ses États. — Amertumes et dédains subis de tous côtés par l'Empereur; accession du roi de Naples Murât à la ligue générale contre son beau-frère. — Comparaison entre la défection de Murât et celle de Bernadotte. — Napoléon n'a plus rien à attendre que d'une lutte suprême. — Soins infatigables qu'il apporte à l'organisation de ses faibles ressources. — Formation de régiments composés d'ouvriers sans travail. — Préoccupation de l'Empereur sur le retour possible des Bourbons. — Ses paroles à M. Pasquier à cet égard, confirmées
par les instructions données à M. le duc de Yicence. — Institution, le 28 janvier, du conseil de Régence; sa composition. — Situation bizarre de M. de Tallcyrand. — Nomination du roi Joseph comme lieutenant général. — Noble et touchante allocution de Napoléon, la veille de son départ pour son quartier général, aux oftîciers de la garde nationale de Paris. — L'Empereur engage la lutte avec soixante mille hommes de troupes à. peine contre les six cent mille soldats de la coalition. — Génie militaire déployé par Napoléon pendant cette extraordinaire campagne. ^- Pressentiments d'une catastrophe inévitable. — Exposé des combinaisons possibles et des intérêts divers des souverains coalisés. — Situation effacée, même à ce moment, du parti royaliste. — Nullité d'action parmi les partisans des Bourbons : l'abbé Louis et le duc de Dalberg. — Le plan de conduite de M. de Tallcyrand. — Insuccès de Napoléon au commencement de la campagne. — Bataille de la Rothiére. — Organisation de Paris en un vaste atelier d'armement, d'équipement, et en un camp d'instruction pour les conscrits. — Réunion, enfin consentie par les alliés, d'un congrès à Ghâtillon 134