CHAPITRE VIII
Ouverture du Congrès le 5 février. — Instructions conciliantes et pleins pouvoirs donnés au duc de Vicence. — Les deux premières conférences. — Les plénipotentiaires alliés posent comme base la rentrée de la France dans ses limites d'avant la Révolution. — Réponse pleine de mesure de M. le duc de Vicence. — Interruption soudaine des conférences : sous l'inspiration du général Pozzo di Borgo, la Russie propose à ses alliés la restauration des Bourbons.
— Opposition des ministres d'Autriche, d'Angleterre et de Prusse à cette proposition : texte des conclusions contraires qu'ils adressent à la Russie. — Le général Pozzo réfute ces conclusions au nom de l'emperenr Alexandre. — Anéantissement de tout espoir de pacification. — Accentuation des conditions rigoureuses contre la France notifiées à M. le duc de Vicence, qui en réfère à son souverain. — Succession de faits militaires à l'avantage de l'Empereur : destruction presque complète d'un corps rus.se et prussien ; la grande armée combinée est refoulée sur la rive gauche de la Seine. — Espérances de Napoléon dans la victoire définitive. — Sa correspondance avec le duc de Vicence. — Il juge déshonorantes les propositions des alliés. — Anxiété au quartier général des souverains coalisés et offre d'un armistice faite par eux le 23 février. — Obstination de la Russie, sous l'inspiration du général Pozzo, à poser des conditions inacceptables. — Motifs qui ne permettaient pas k Napoléon de subir de telles exigences. — Première démarche faite en Champagne par quelques royalistes, entraînés par le chevalier de Gouault.
— Indignation contre ces royalistes dans les provinces envahies.
— Exaltation de l'esprit national en présence de l'étranger. — Acclamations presque unanimes de la ville de Troyes à l'entrée de l'Empereur. — Condamnation à mort du chevalier de Gouault. 152
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