SUR BURNET
Xjes révolutions commencent par le fanatisme eJt finissent par rincrëdulité : à leur origine, c'est Torgueil qui règne ^ ropinion dominante s'indigne du doute et ne souffre pas la contradiction : à leur terme , le mépris remplace Torgueil ; nul ne se soucie de sa propre pensée et ne croit plus à la vérités Cest la triste condition de Thomme ^ la foi l'aveugle et l'expérience le corrompt.
Cependant , et cela suffit à rhonneur comme au salut de l'humanité, il se rencontre toujours, dans ces grandes crises , quelques esprits qui échappent à ce double mal ; qui , dans l'aveuglement passionné de la première époque , conservent l'équité de leur jugement , la liberté de leur pensée, et dans le honteux scepticisme de la seconde, des convictions fer« mes et sincères : esprits supérieurs, quels que soient leurs défauts , qui savent croire à la vérité sans ou* blier la faiblesse humaine , et se méfier de la faiblesse humaine sans cesser de croire à la vérité.
L'évéque Buruet a été de ce nombre.. Il dut peutêtre ce bonheur aux circonstances qui entourèrent sa jeunesse. Né le i8 septembre 16439 à Edimbourg, I. a
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d'une famille ancienne et consicUrée dans le comté d*A(berdeen , il fut ëlevd aa seki des partis sans être d'avance engagé ni brusquement précipité dans aucun. Son père, savant jurisconsulte , était un royaliste honnête et modéré; sa mère zéYée presbytérienne, et lord Waristoun, son oncle, Tun des plus ardens adversaires de Otaries I*^ Il apprit ainsi, dès son enfance , à entendre tous les langages, peut-être même à sympathiser tour à tour avec les desseins .et les sentimens les plus divers. Si les personnes dont il recevait tant d'impredsions et de directions contraires se fassent, comtne tant d'antres, désabusées et corrompues par les^ événeraens , il eut pu arriver à ne faire cas d'aucune opiâion et à ne poursuivre que la fortune en se jouant avec dédain de toutes les vérités. Mais ces convictions différentes au milieu desquelles il vécut et grandit durant le cours de la première* révolution, étaient toutes et demeurèrent toujours également sérieuses, également désintéres* fiées \ en sorte qu'il leur porta respect sans subir leur joug, et ((ne ses idées s'étendirent sans que rien, dans ses relations les plus habituelles et les plus intimes , l'exdtât jamais à douter ou à sourire du dé-^ vouement et de la (ou
De la restauration à la <îhate de Jacqu^ n , je n*ai rien à dire de sa viô ; il la raconte lui-même dans son histoire. Au premier aspect , ce récit ne donne pas, de l'auteur , l'idée que je viens d'exprimer ; on est même tenté, en le lisant, de lui porter, sinon peu d'estime , du moins assez peu de considération ; it s'y montre léger, remuant, étourdi, indiscret, san&
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eesae mélë aux intrigues , tantôt du pays , tantôt d^ la cour , lié fatnilièrement avec les bonunes dont il Mâme I9 fdiis la eoqduite , conserva nt par vanijtë les fdaiions les plus contraires à ses opinions ^ inconsidéré dans ses démarches, dans ses paroles, dépens sant «nfin son activité sans mesure, sans but, et d^uae iaçoa peu convenable à la supériorité de son esprit commfi k h gravité de son é4at. Tels étaient en efiet les dé&iits es^térieurs, pour ainsi dire, de son caractère , et il n'a piis nul soin de les dissimuler. Mais ^ quand on y regarde de plus près, un autre homme ne tardé pas à paraître. )^es opinion^s religieuses de Burne t sont celles du parti épiscopal , et on ne découvre en lui aucune des passions avides et arrogantes des évéques^ ses principes politiques sont ceux des presbyr térîeos, «t il est étranger à kiurs vues étroites, à leurà préjugés intraitables, à leurs haines puériles ei pbsiUvéqs. li est ^ea reUtioa avec une fouje de grands seigneurs corrompus , et «es vrais amis , les seuls auxquels îl demeure constamment attaché, quel qu^ spit leur sort , soat ]es plys honnéjtes hommes dis temps. Sa vie est «pleine d'intrigues, de vicissitudes , et nulle part ou n'aperçoit qu*il ait fléchi ou varié dans ses principes., et son désintéressement ^late dans itoutes les occasions où sa fortune eût seulement exigé le sacrifice de sa franchise. Il refuse d'être évêque tant que les évéques sont les iustru- «aeBB de la iyi^nnÂe ; il prédie la 4otéi»aiioe aux pecséctifteuTS, la raison aux fanatiques. Le Roi et le dtfc dToi*k le traitent avec faveur, il leur dit la vérité; »laiaveiii*.desipriiikces se retire, il pacle d'eux saaa mén^-
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gement, mais sans colère. Quelquefois son langage donnerait à croireque les vices de la cour l'ont trouvé complaisant) et ses mœurs sont pures, et la première pensée qui lui vienne , après une longue conversa*tion avec€harles II , est de lui écrire pour lui représenter le tort que lui font ses désordres el le ramener à la vertu (i). Partout enfin , sous des formes peu
' (i) Je croîs devoir donner ici la tradaction de cette lettre honorable pour Vanteor , et même an peu pour le Roi , qoi ne s'en l&cha point.
39 janvier 16B0.
Ayet le bon plaisir de Votre Majesté ,
Je n^ai pas osé depuis quelques mois importuner Votre Majesté, n'ayant rien à lai dire qui lui parut digne d'occuper ses mpmens , et maintenant je choisis cette Toie parce que le respect infini que je tous dois ; m'impose en tous parlant une contrainte qu'il ne m'est pas aisé de surmonter. Gè que je vais dire à Votre Majesté je le lui dis comme si j'étais en présence du Dieu tout-puissant à qui je sais qu^il me faudra rendre comyte de tontes mes actions ; je tous supplie donc qn'il vous plaise d'accueillir, gracieusement ces expressions du zèle très-sincère de TOtre humble sujet , qui n'a pas en ceci d'autre Tue que votre bien et l'acquittement de sa conscience.
Je dois d'abord certifier à Votre Majesté que je n'ai jamais découvert, parmi ceux que je fréquente, rien qui ressemblât à l'intention d'exciter une révolte ; mais j'ajouterai d'un autre côté que le méconlentement gagne la plus grande partie de la nation , qu'on se plaint hautement de vous , et qu'on est sans confiance en vous. On a d'abord rejeté sur vos. ministres on sur son Altesse Royale le blâme des choses qui déplaisaient j mais maintenant il tombe sur vous, et le temps qui guérit la plupart des autres maladies augmente celle-ci. D'après votre dernier discours beaucoup de. gens pensent qn'il sera très-aisé de faire arriver des pétitions de toutes les parties de l'Angleterre ; on en délibère maintenant, et la chose n'est pas encore décidée; mais j'y vois tant de gens disposés , qu'autant que j'^en puis juger on prendra ce parti. Si Votre Majesté appelle un nouveau parlement , on pense que ceux qui fturbnt provoqué les pétitions seront généralement éins : car la classe
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dignes et à travers des apparences de légèreté, d'in« trigue ou de passion ^ on reconnaît un esprit indé-
infëdeore du peuple leur est fort attach/ée , et juge- des hommes diaprés leur manière d^agir en celte affaire. Les plus sages parmi ceux ^e* me'coniente votre conduite pensent que , soit Petat de tos affaires à l'é' tranger, sort celui de yotre e'ehiquier vous obligera, bientôt à convoquer votre parlement, et qu'alors il faudra que les choses soient reformées;* ils emploient donc leurs derniers efforts sour obtenir -qu'on se tienne tranquille. Si Votre Majesté a une session au mois d'avril pour venir an* seconrs de ses alliés, beaucoup sont décidés, autant que je puis voir,' à ce que Fargeiit nécessaire au maintien des alliances soit remis entre les mains,: de commissaires chargés des dépenses dont ils rendront compte aux deux chambres ^ et il est très-probable que ces commissaires seront choisis de telle sorte qu'ils vous seront très-peu agréables^' ayant le maniement de l'argent , ils formeront cbnmie une sorte de conseil d'État qui 'contrôlera toutes vos déterminations. Quant à votre* échiquier, je ne vois pas qu'on soit nnllement disposé à prendre vos besoins en considération, à moins que vous ne fassiez beaucoup' de choses pour mettre les esprits dans une antre disposition que celle où je les trouve maintenant. Les choses qu'on vous demandera seront de sidure digestion que je ne saurais imaginer qu'on les obtienne* jamaisde vous , et même que vous puissiez honorablement et raisonnablement' les accorder ; en sorte que dans ce désordre des affaires il est aisé de proposer des difficultés, mais pas si aisé de trouver le moyen de les. «carter.
Il y a nne chose , une seule chose sur laquelle se réunissent tous les honnêtes gens , et celle-là peut vous tirer sans peine de tous vos embarras : ce n'est pas le changement d'un ministre ou d'un conseil , ce n^est pas une nouvelle alliance ou une session de parlement; e'est , et pcrroettei-moi , Sire , de vous le demander avec des instances plus qu'ordinaires, c'est un changement dans votre cœur et dans vos habitudes de vie. Et maintenant, $ire,^si vous n'avcsi pas jeté avec indignation ma lettre loin de vous, permettez-moi devons dire, ayec toute l'humilité d'un sujet prosterné à vos pieds, que tout ce mécontentement de votre peuple contre vous , tous les embarras oîi vous vous trouvez plongé , toute cette colère du ciel qui pèse sur vous et se montre dans le mauvais succès de toutes vos résolutions, viennent de ce que vous n'ayez ni craint oi serri Dieu , mais vous êtes abandonné à tant de pUisirs eriinjacls<
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pendant , un cœor sincère , et Tan des hommes les plds éclairés, les plus droits qui aient jamais vécu
V«tre Majestë pensera peat-éire avec raison <}Q'an grand nombre de ceux qni sVIèvenC contre tous s'embarrassent fort pea de la religion ; maia la gënéraltté de votre peaple y met pins d'importance que vons ne ponvet Pimaginer. Je ne demande pas k Votre MajesK^ d'hypocrites démonstrations de rdigton telles que les employa Henri lU , roi de France , espérant apaiser par là les orages de son temps ; non, de tels artifices seraient bientôt pénétrés , et comme ils ne feraient qn'aogmenter la colère de Dieu , ik accroîtraient les méfiances ; non , Sire , il faut que cela soit réel et que les témoignages en soient signAlés. Tons ceux qui rotts sont autour de tous des occasions de péché, principalement les femmes^ doivent être écartés , votre conr doit être réformée. Sîre , si vous vous appliques sérieusement et sineèremebt à la religion , tdos sentirez bieniAt votre Ame remplie d'une joie pure et d'une natnre bien diflérenle de celle que donnent de grossiers plaisirs. Dien sera en paix avec vàas ; il dirigera et bénira tons vos conseils ; tons les hommes de bten reriendront immédiatement à voas ; les pervers seront dans la oonlosion et leur parti bien pen nombreux : car ]e parle ici en connaissance de cause, rien nVi autant aliéné de vous la masse de votre peuple que ce qu'on a appris de votre genre de vie qui dispose à croire aisément aux bruits même les pins calomnieux.
Sire, ce conseil est maintenant aussi nécessaire an bien de vos afllires qu'à eelni de votre- ftme; bien qtte vons ayez hautement offensé ce Dieu qui a été pour vous infiniment miséricordieux en vons préservant & la^ bataille de Worcester et durant votre long elîl , qni vous a t^^^né si miracnleosemcnt, cependant il est toujours bon et favorable; et si tons vons repentez sincèrement et changes de vie, il vous pardonnera tous vos péchés et vons recevra en sa grâce. O Sire I si vous alliez mourir an milieu de tons vos péchés ! le grand tribnnal , devant lequel vous devez comparaître , n'aura aocnn égard & la couronne que vons portez , et votre châtiment n'en sera que plus sévère pour avoir teUémcnt désiiotioré Dien dans le rang éminent où vous étiez placé. Sire, j'espère que vous croyez qu'il y a un Dien et une vie h venir, et que le pédié li'échappera point à la punition. Si Votre Majesté veut songer que vous êtes maintenant depuis vingt ans sur le trône, et calculer combien peu , durant cet intervalle, vous avez glorifié Dieu, combien vous l'avez irrité ; «i vons voulez penser à tons ceux que votre mauvais
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dans des temps de dissensions politiques, de corruption et de frivolité.
exemple a entraînes dans le pech^ , en si grand nombre que personne ne rongît pins de ses vices , tous ne pouvez faire autrement que de juger IMea oflSensë contre voas; et si vooa conside'rez qnel a été le man- Tak snccès de tos conseils ft l'iniérienr , et de vos gnerres ooutre IVitranger, et combien vous avez perdu daps le cœqr de vos peuples, TOUS devez raisonnablement conclure que cela vient de Dieu ^ qui ne liëloamera pas de vous sa colère jusqu^à ce que vous reveniez à lui de tout votre cœur.
Je ne suis enthousiaste, ni par opinion, ni par caractère; cependant, je Pavoue, je me suis senti tellement presse' de vous adresser ces prières, qne je n'ai pu avoir de repos jusqu'à ce que je l'eusse «iaît; et comme il vous a plu m'ordonner de voua envoyer, par les mains de M. Ghiffinch , les »vis que je croirais convenable .de voqs faire passer, j'espère que Votre Majesté ne s'offensera pas si j'ai usé de cette liberté. *11 est certain que je ne puis avoir en ceci d'antre <»bjet que votre bien { car je n'ignore pas que ce n'est paa le moyen de servir mef intérêts personnels. Je me jette dono à vos pieds, et, au nom -de Uieu, dont je suis le serviteur, je conjare encore une fois Votre Majesté de prendre en considération ce qne j'ai écrit, et de ne le point' mépriser à cause de la iM^sesse de l'écrivain, i^ais de voua appliquer sérieusement k la religion ; et j'ose vous assurer qne vous en re- ' cueillerez en cette vie un grand nombre de bénédictions temporelles et spirituelles, et une gloire éternelle dans la vie à venir. Mats si vous .persévérez dans votre péché, les jugemens de Dieu vous poucsuivroat probablement en cette vie de manière à faire de vogs un exemple proverbial aux siècles II venir , et , après cette vie , vous serez à jamais misérable; et moi, maintenant votre humble sujet, je porterai, au grand jour da jugement , témoignage contre vous poor vous avoir donné ce fidèle et sincère avertissement.
Sire, personne au monde ne sait que je vous écris à ce sujet, et je choisis ce soir, dan« l'espérance que l'acte que vous allez accomplir demain vous mettra en disposition d'y réfléchir pins sérieusement. J'espère que Votre Majesté ne s'offensera pas de cette expression sincère des sentirnens que je vous dois; car je n'eusse pas osé me la permcitre si je ne m'y étais cm obligé et par mes devoirs envers Dieu et par ceux qui m'ordopnent d'être k jamais ,
Avec le bon plaisii de Voifc Majesté, etc.
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Quand la révolution de 1688 fut consommée , il partagea sa vie entre TÉtat et TÉglise, la chambre des pairs et son évêché de Salisbury. Dans Tune et Fautre fonction il se conduisit comme il avait fait avant sa haute fortune , quelquefois inconsidérément et trop pressé d'agir ou de paraître pour obtenir Fascendant dont il eût bien usé, mais toujours avec probité , générosité et droiture -, fidèle à ses amis politiques, et s'acquittant avec scrupule de ses devoirs épiscopanx, sans cesse occupé de protégera la cour ses anciens ennemis, et les non-conformistes dans son diocèse, repoussant, en matière de parti comme de conscience, toute persécution, toute voie de rigueur, et consacrant une partie ^e son temps et de son revenu à former dans les mêmes sentimens déjeunes ecclésiastiques qu'il plaçait ensuite dans les cures. Ses étourderies , ses discours peu mesurés , et aussi sa franchise lui attirèrent quelques dégoûts de la part du haut clergé et du roi Guillaume qui lui portait plus de confiance que de considération ; cependant toutes les fois que TEglise anglicane se sentait pressée de quelque péril , on était forcé de convenir que Burnet avait eu raison de prêcher aux évéques la tolérance , la résidence régulière dans leur diocèse, Tamélioration du sort du bas clergé -, etlorsqu^en 1698 Guillaume voulut donner un précepteur au jeune duc de Glocester, fils de la princesse Anne, ce fut Burnet qu'il choisit. L'évêque de Salisbury vécut ainsi jusqu'au 17 mars 1715 , tour-à-tour compronys par des défauts qui ne nuisaient guère qu'à lui seul, et remis en honneur par des talens et des vettus dont ses pa -
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Irons et ses subordonnés profitèrent toujours plus que lui ; il succomba en quelques jours à une fluxion de poitrine , et déploya, pendant la courte durée de son mal , les qualités qui lui avaient manqué pendant sa vie , la sérénité la plus égale et une gravité pleine de recueillement. Il avait été marié trois fois, et laissa unefamille nombreuse dont il était aimé avec passion. Ce fut seulement en 1724 que son fils Gilbert Burnct publia son Histoire de mon temps. Cet ouvrage est divisé en deux parties : la première s^étend de l'avènement de Charles I". à la révolution de 1688 inclusivement, et c'est ]a seule que nous donnions ici , car elle entrait seule dans le plan de notre collection : la seconde , que nous avons dû laisser de côté malgré son mérite et son intérêt, comprend les règnes de Guillaume III et de la reine Anne jusqu'en 17 13. Je n'hésite point à dire que c'est le livre le plus instructif et le plus vrai qui nous reste sur cette grande époque •, le seul , à mon avis , qui puisse être considéré , non comme un moyen de découvrir la vérité, mais comme contenant, à peu près, la vérité même. Dans la plupart des Mémoires^ il faut se méfier et de la couleur sous laquelle sont présentés les faits , et des conclusions de l'écrivain \ dans ceuxci, sauf en ce qui concerne les catholiques , les faits paraissent en général sous leur véritable aspect, et les conclusions morales ou politiques de l'auteur sont légitimes. La première révolution, de 1640 à 1660, n'y est que résumée, et seulement pour servir d'introduction au récit des événemens depuis le retour des Stuart jusqu'à leur expulsion 5 mais ce court ré-