‹ Histoire de mon temps (volume 2)Chapitre 3 sur 7 · SUR BURNET. XJ · texte numérisé non relu

SUR BURNET. XJ

son sentiment et ses paroles , quelque chose db cette indulgence inyolontiire qui s'attache à des relatiomi personnelles, et n'eat guères quVne justice fondée sur une connaissance plus exacte des caractères et des situations. C'était d'ailleurs un homme d*un es* prit libre et dégagé , capable d'entrer dans la pensée de ses ennemis mêmes , aisément distrait de son jugement définitif par des impressions impartiales et Tîves , étranger aux préventions sourdes , aux haines amères , et d'un sens trop droit, d'un cœur trop ouvert pour se laisser aveugler et asservir par ses propres Opinions.

Elles étouffèrent la droiture et Téquité naturelle de sa raison en un seul point; il partagea, sur le compte des catholiques, à peu près tous les préjugés et toutes les passions de ses contemporains. On le reconnaît sans peine dans YHiitoire de mon temps , à Toccasion du complot papiste , et plus clairement encore dans Y Histoire de laRéformation de V Eglise éf Angleterre. Ce dernier ouvrage , dont le premier volume fut publié en 1679, valut à Burnet un honneur qu'aucun autre écrivain n'avait reçu auparavant et n'a obtenu depuis ; les deux chambres lui votèrent des reraerdlmens solennels , et, par une délibération expresse , l'engagèrent à compléter un si beau livre. C'est déjà un grand sujet de méfiance qu'un succès si populaire au milieu de l'ardent fanatisme qui troublait alors tous les esprits, et la méfiance est justifiée par l'ouvrage même. Il abonde en vues ingénieuses, en recherdies savantes, en passages éloquens; il &at marne dire qii'à tout prendre et daiis le système

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