CHAPITRE X
Impression produite en France par la promulgation de Y Acte additionnel. — Convocation des collèges électoraux. — M. Pasquier menacé d'être incorporé dans la garde nationale. — Correspondance de M. Becquej avec la cour de Gand. — M. Guizot part lui-même pour cette ville. — Nouvel entretien de M. Pasquier avec M. de La Valette ; ce dernier insiste pour le faire rentrer dans l'administration impériale; malgré son optimisme, il est contraint d'avouer que la situation de Napoléon n'est pas solide. — Assemblée du Champ de mai. — Seul des maréchaux restés en France, Gouvion-Saint-Cyr s'abstient de paraître à la cérémonie. — Réunion des Chambres. — Lucien Bonaparte revient auprès de son frère; le département de l'Isère l'avait élu député. — Composition de la Chambre des pairs; quelques-uns refusent, d'autres s'abstiennent de siéger. — Visite de Napoléon à la Malmaison. — M. de Lanjuinais est élu président de la Chambre des représentants. — L'Empereur ne confirme sa nomination qu'après une longue hésitation. — Ouverture de la session.
— Discours de l'Empereur. — Discussion des adresses; leur présentation à Napoléon. — Celui-ci part aussitôt après pour l'armée. — Les troupes alliées s'avancent sur nos frontières. — Murât, chassé de l'Italie, offre ses services à l'Empereur, qui lui intime l'ordre de rester dans le Midi. — Illégalité des élections. — Composition des Chambres; leur esprit. — Les ministres présentent un exposé de la situation de l'Empire. — La commission de Constitution. — M. Pasquier au château du Marais; il y rencontre MM. Mole et de Barante.
— Le conseil de guerre de Charleroi. — Le maréchal Soult démontre à Napoléon l'insuffisance de Grouchj. — A la nouvelle de la défaite de Waterloo, M. Pasquier revient à Paris.
Les premiers jours de mon séjour à Paris furent employés à voir toutes les personnes qui pouvaient me donner quelques lumières. Il me fut facile de pénétrer que TActe additionnel n'avait contenté personne, bien qu'il contînt quelques dispositions qui, comparées aux articles correspondants de la Charte, pouvaient être jugées préférables. On y voyait trop clairement percer les intentions les plus