CHAPITRE XVIII
Réorganisation de l'Université. — La commission de l'instruction publique. — Imposition extraordinaire de cent millions. — M. de Talleyrand combat le projet avec acharnement. — Scène violente entre lui et M. Louis. — L'imposition donne les plus beaux résultats. — Nominations à la Chambre des pairs. — Le Roi se montre peu disposé à admettre le principe de l'hérédité. — Un rapport de M. Pasquier sur la question réussit à le convaincre. — Arrestation du général de La Bédoyére. — Il est condamné à mort. — M. Pasquier est chargé de rédiger le rapport sur son recours en grâce. — Le recours est repoussé et le général exécuté. — Le maréchal Moncey refuse de siéger dans le conseil de guerre qui doit juger le maréchal Ney. — Mesures de rigueur prises contre lui. — Composition du conseil de guerre. — Troubles à Nimes. — Assassinat du général Ramel à Toulouse. — Une proclamation du Roi flétrit ces attentats.
— Les troupes espagnoles de Castafios menacent d'envahir nos provinces du Midi. — Le duc d'Angoulème réussit à surprendre leur
mouYement. — Nouvelle organisation donnée à la maison militaire du Koi. — Le maréchal de Gouvion Saint-Cjr veut réduire le plus possible son effectif. — Louis XVIII présente au conseil un contreprojet élaboré dans le cabinet de Tempereur Alexandre ; persuadé que ce changement d'opinion du Koi est dû au marquis de Vitrolles; le maréchal anime contre lui M. de Talleyrand; tous les deux l'apostrophent à son entrée au Conseil dans les termes les plus durs.
— Le projet royal n'en est pas moins adopté. — Au coui's d'une conversation avec M. de Nesselrode, M. Pasquier commence à
■ soupçonner que la présence de M. de Talleyrand dans le ministère l'affaiblit plus qu'elle ne lui donne de prestige 395