‹ Histoire de mon temps. Mémoires du chancelier Pasquier (volume 3)Chapitre 227 sur 229 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Mesures prises contre les personnages compromis durant les Centjours. — On en dresse deux listes, suivant leur degré de culpabilité. — La rédaction de ces listes est confiée à M. Fouché ; il leur donne une extension considérable. — Le conseil des ministres réduit le

nombre des accusés à cinquante-six. — Parmi eux se trouve M. de La Valette. — Malgré les objurgations de M. Pasquier, il s'obstine & rester à Paris et attend avec calme son arrestation. — Maintiendra-t-on dans la Chambre haute les pairs nommés par Bonaparte ?

— M. Pasquier obtient leur radiation. — Arrangement conclu avec les puissances, relativement à l'occupation du territoire. — Le duc de Richelieii refuse le ministère de la Maison du Roi. — Attitude effacée de M. Fouché dans le Conseil. — Apathie de M. de Talleyrand. — Curieux aspect de ses salons. — Les étrangers s'y tiennent à l'écart, les Russes et les Prussiens très réservés. — Singulière situation de M. de Vitrolles dans le conseil; il se fait l'organe du parti royaliste du Midi et de l'Ouest. — Toutes les pièces du cabinet secret de la poste passent par ses mains. — Les alliés réclament plus vivement que jamais le licenciement de l'armée. — Le maréchal Macdonald est chargé de l'opérer. — Les souverains s'immiscent de plus en plus dans nos affaires intérieures. Ils demandent à. M. de Talleyrand un mémoire sur les institutions politiques et constitutionnelles de la France. — Napoléon est envoyé & Sainte- Hélène. — Les exigences des royalistes exaltés augmentent sans cesse. — Ils obtiennent la destitution de MM. de Bondy, préfet de Metz, et de Girardin, préfet de Rouen. — Nouvelle attitude prise par M. Fouché. — Sa circulaire aux préfets; son rapport au Roi.

— Effet produit dans le conseil par la lecture de cette pièce. — Arrestation du maréchal Ney. — M. Decazcs, préfet de police, travaille avec le Roi. — Assassinat du maréchal Brune à Avignon. — Violences commises par les catholiques sur les protestants dans le Midi. — Le rapport de M. Fouché au Roi se répand dans le public.

— Indignation de Louis XVIU. — Toutes les mesures sont prises pour donner le ministère de la police à M. Angles. — M. Fouché, prévenu, fait intervenir lord W^ellington, qui obtient son maintien dans le ministère 367

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