CHAPITRE III
Mort de M. Malouet, ministre de la marine; M. Ferrand fait Tinlérim. — Insuffisance du général Dupont à la guerre; Soult le remplace; son caractère» ses exactions en Espagne. — M. Beugnot et l'administration de la police. Il demande des conseils & M, Pasquier, qui se tient sur la réserve. — Monsieur et M. de Blacas le portent à la marine. On donne la direction générale de la police & M. d'André. — Ce choix est suggéré par M. Fouché qui exerce une grande influence sur le gouvernement. Son habile conduite lui gagne certains royalistes; il s'insinue auprès de M. de Blacas. — Le maréchal Soult organise le conseil de guerre, fait élever un monument aux victimes de Quiberon et prend un chapelain au ministère. — Affaire du général Exelmans. — Les brochures et les pamphlets : le Nain jaune. — Le désarroi de l'administration éclate à tous les jeux. — M. de Montesquiou se détermine à présenter au Roi la véritable situation des affaires. Auparavant, il veut conférer sur ce sujet avec MM. Royer-Collard, Bccquej, Guizot et Pasquier. — Sa position ministérielle est si fort ébranlée qu'il ne peut même pas mettre ce projet à exécution. — La cérémonie expiatoire du 21 janvier. — Le secret qui entoure les recherches des restes de Louis XVI et de Marie-Antoinette éveille les soupçons. — Translation des cendres à Saint-Denis. — Discours maladroit de l'évêque de Troyes. — M. Pasquier rencontre M. d'André chez le ministre des finances. — Sécurité du nouveau directeur de la police du c(Ué de l'île d'Elbe. — L'abbé de Montesquiou réorganise l'Université. — La présidence du conseil royal de l'instruction publique est donnée à Mgr de Bausset. — M. de Fontanes est mis à la retraite ; son mécontentement. — MM. Mole et Pasquier entrent dans le conseil de l'Université de Paris. — La réforme fait naître un nouveau conflit entre MM. de Montesquiou et de Blacas.
Il s'était, pendant mon absence, opéré dans le ministère un changement dont les conséquences furent très graves, parce qu'il y apporta la mésintelligence et la division. M. Malouet, ministre de la marine, avait succombé, dans les premiers jours de septembre, à une longue maladie. Son esprit était depuis quelque temps fort affaissé; il avait