‹ Histoire de mon temps. Mémoires du chancelier PasquierChapitre 216 sur 275 · SITUATION DE M. DE VILLELE EN MARS · texte numérisé non relu

SITUATION DE M. DE VILLELE EN MARS

toujours faire taire. Elle voulait régner sans contradiction, c'était chose acquise dans la Chambre; mais était-on bien sûr qu'il en fût de même dans le pays ? Êtait-il si désirable qu'il n'y eût plus d'opposition dans le Parlement? Je ne crains pas de dire qu'il y eut, dès ce jour, quelque chose de faussé dans le régime représentatif. Quant au ministère, qui était resté en dehors du débat, qui l'avait laissé s'étar blir, grandir et se dénouer sans avoir rien fait pour le diriger et le calmer, l'échec pour lui était évident. M. de La Bourdonnaye s'était trouvé le chef de la majorité, M. de ViUèle ne pouvait ignorer ses sentiments pour lui; mais il lui fallait désormais conduire cette majorité se croyant en droit de tout demander, sûre qu'elle était de tout emporter de haute lutte. Il était livré à un parti, sans contrepoids, sans résistance possible.

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